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L'Usine Aéro

Au salon Ebace, l’aviation d’affaires n'est pas à l'abri d'une rechute

Olivier James ,

Publié le

Alors que se déroule à Genève le salon EBACE dédiée à l’aviation d’affaires, le secteur peine à retrouver le chemin de la croissance. Le risque d’un nouveau retournement n’est pas à écarter.

Au salon Ebace, l’aviation d’affaires n'est pas à l'abri d'une rechute © Dassault

Le pic de 2007 s’apparente à un Everest que plus personne n’espère atteindre. Cette année-là, l’aviation d’affaires engrangeait un record de commandes avec 4277 appareils privés, tout type d‘engins confondus, d’après les statistiques de l’association américaine Gama. Depuis, le secteur vit au gré d’un niveau de commandes erratique, quasiment divisé par deux à l’image de l’année 2015 et de ses 2331 commandes. C’est dans ce climat morose que se déroule la nouvelle édition du salon EBACE dédiée à l’aviation d’affaires à Genève (Suisse), du 24 au 26 mai.

Un marasme qui touche en particulier la catégorie "reine" du secteur, celles des jets d’affaires. Les 718 commandes en 2015 (contre 722 en 2014), font pâle figure face aux 1317 commandes engrangées en 2008. Et le début de l’année 2016 ne permet pas de penser que la situation pourrait s’améliorer. L’association Gama fait état au premier trimestre avec 122 commandes d’une baisse de 4,7% dans cette catégorie. En prenant en compte les avions à piston et les turbopropulseurs, la baisse des commandes atteint 3,7% à 422 commandes, mais une diminution en valeur plus accentuée de 9,5% (de 4,4 milliards à 4 milliards de dollars).

Des indicateurs inquiétants

Cette nouvelle édition du salon donnera-t-elle le signal d’un redressement du secteur ? Rien n’est moins sûr. Le magazine spécialisé Flightglobal s’interroge même sur son site internet à la possibilité d’un plongeon de l’aviation d’affaires… "L'aviation d'affaires en Europe va-t-elle jouer de malchance une troisième fois ? En moins d'une décennie, le secteur a connu deux forts ralentissements du trafic - une fois au milieu de la crise mondiale de 2009 et de nouveau en 2011 et 2012 après un rebond de courte durée. Aujourd’hui, alors que le secteur se prépare pour son rendez-vous annuel à Genève, il existe des craintes que l'aviation d'affaires connaisse un troisième plongeon".

Une analyse pessimiste qui s’appuie sur un faisceau d’indicateurs dans le rouge. Première source d’inquiétude : un découplage inhabituel entre le niveau d’activité du secteur et celle du PIB. Alors que les départs des avions d’affaires depuis les aéroports européens ont diminué de 2%, le PIB a évolué dans le sens inverse avec une hausse de 1,8%. Parmi les causes pointées du doigt : les contre-performances économiques de la Russie et de ses voisins d’Europe de l’Est, mais aussi de la Chine, du Nigéria et du Brésil. Nul doute que Dassault Aviation et ses concurrents (Embraer, Cessna, Bombardier, Gulfstream...) tenteront ces prochains jours de multiplier les annonces de commandes pour conjurer le sort.

Olivier James

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