Au Pérou, le socialiste Castillo revendique la victoire

par Marcelo Rochabrun et Marco Aquino

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Au Pérou, le socialiste Castillo revendique la victoire
Le candidat socialiste à l'élection présidentielle au Pérou, Pedro Castillo, a revendiqué la victoire vendredi face à sa rivale de droite Keiko Fujimori, sans attendre la fin du dépouillement des bulletins. /Photo prise le 10 juin 2021/REUTERS/Angela Ponce

LIMA (Reuters) - Le candidat socialiste à l'élection présidentielle au Pérou, Pedro Castillo, a revendiqué la victoire vendredi face à sa rivale de droite Keiko Fujimori, sans attendre la fin du dépouillement des bulletins.

Après décompte de quelque 99,5% des voix, l'ancien instituteur, héraut de la gauche radicale, est crédité de 50,2% des voix, soit environ 60.000 de plus que la fille de l'ancien président Alberto Fujimori, qui en est à sa troisième candidature présidentielle.

Si les autorités électorales n'ont pas officiellement confirmé la victoire, la plupart des observateurs du scrutin et des dirigeants de gauche, notamment en Argentine et en Bolivie, ont proclamé Pedro Castillo vainqueur.

"Plusieurs présidents dans le monde se félicitent de la victoire de Pedro Castillo, autrement dit, il a une solide légitimité internationale", écrit sur Twitter Vladimir Cerron, à la tête du Parti politique national Pérou libre.

Avec moins de 100.000 bulletins encore à dépouiller, Keiko Fujimori n'a pas concédé la défaite et ses partisans ont appelé à manifester contre les résultats de l'élection.

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori, emprisonné pour crimes contre l'humanité et corruption, a dénoncé mercredi 500.000 votes suspects, sans toutefois fournir la preuve de ses dires.

Le parti du candidat socialiste a rejeté les accusations de fraude, qui pourraient entraîner des semaines de confusion et de tensions après une campagne électorale qui a accentué les divisions dans le pays.

Pedro Castillo, qui s'est engagé à remanier la Constitution et à s'atteler aux contrats miniers afin de mieux redistribuer les richesses, n'appartenait pas au parti Pérou libre avant sa candidature à la présidence.

Il n'a pas encore été déterminé si, dans le cas d'une victoire, il allait emprunter à l'extrême gauche en matière d'économie, mais il a cependant recruté comme conseiller Pedro Francke, un modéré plus favorable au marché.

(Version française Juliette Portala, édité par Sophie Louet)

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