Au Mondial de l’optique, les lunettes connectées se font discrètes

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Reportage Quelques modèles de lunettes connectées font leur apparition pour la première fois au Mondial de l’optique qui se tient du 26 au 29 septembre au parc des expositions de Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis). Mais la plupart des fabricants gardent encore leurs projets dans les cartons.

Au Mondial de l’optique, les lunettes connectées se font discrètes © Atol

Les lunettes connectées sont les grandes absentes du Mondial de l’optique (Silmo). Parmi les 900 exposants présents de 26 au 29 septembre au parc des expositions de Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis), on ne voit ni de Google Glass, ni Epson Moverio ou d’autres modèles à réalité virtuelle et augmentée. "Ce n’est pas vraiment leur salon, explique Eric Lenoir, directeur du Silmo. Mais pour la première fois, nous avons décidé de mettre en avant des applications développées par des fabricants de lunettes."

une application pour Google Glass

Celles qui sont présentes sont marginales et à l’état de prototype. A l’image de la société sud-coréenne Irresistor. Elle vient de développer des lunettes équipées de petites leds de chaque côté des verres qui peuvent changer de couleur via un smartphone. Le hic, c’est qu’il faut le faire en filaire et que les branches sont lourdes et épaisses.

Plus que le design ou l’esthétique, d’autres s’intéressent au confort de leurs utilisateurs. La start-up parisienne TelOrion a développé une application pour smartphones, destinée aux malvoyants et non-voyants qui permet de grossir les caractères affichés à l'écran et de changer le contraste. Elle sera compatible avec les Google Glass d’ici le deuxième semestre 2015. "Mais à terme nous voulons la connecter à une caméra HD qui se glissera sur chaque paire et permettra notamment de détecter les obstacles et prévenir l’utilisateur", souligne Thibaut Péant, directeur commercial de TelOrion.

Deux français bientôt sur le marché des lunettes à réalité augmentée

Poussée par la même dynamique, iHUMAN présente une application qui permet de retrouver ses lunettes perdues grâce à un système Bluetooth et un radar intégré. La petite société concourt au Silmo d’Or, dans la catégorie "Monture Technologie et Innovation". Ironie de l’histoire, Atol a présenté il y a deux jours un modèle similaire. A l’inverse de son rival qui fonctionne à pile, sa paire est rechargeable et est équipée d’un GPS. L’opticien assure travailler dessus depuis 10 ans. Il se présente d’ailleurs comme le précurseur de la lunette connectée ni virtuelle nià réalité augmentée.

"Nous ne sommes pas des concurrents des Google Glass, insiste Philippe Peyrard, directeur général délégué d’Atol. La firme américaine a dépensé près de 100 millions d’euros, alors que nous avons investi quelques dizaines de milliers d’euros." Pour lui, sa société vient de résoudre le problème majeur qui empêchait tout développement des lunettes connectées, la miniaturisation des composants.

"Les lunettes sont composées d’éléments fins et légers, précise Eric Lenoir. Mais maintenant, tout va pouvoir être intégré. Et une fois que les Google Glass seront lancées sur le marché, des concurrents vont pouvoir émerger." Optinvent et Laster Technologie, deux sociétés françaises, préparent chacune un modèle de lunettes à réalité augmentées. On espère les voir au Silmo l’année prochaine.

Timothée L'Angevin 

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