Au Medef, la fronde anti-Parisot continue

Deux nouvelles personnalités du Medef montent au créneau dans la presse ce 26 mars pour dénoncer les manoeuvres de l'actuelle présidente de l'organisation patronale, Laurence Parisot.

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Au Medef, la fronde anti-Parisot continue

Après une longue interview dans Les Echos le 25 mars et de vastes explications sur sa stratégie visant à réformer les statuts du Medef afin de briguer un troisième mandat à sa tête, Laurence Parisot ne pouvait qu'affronter la salve de ses opposants aujourd'hui.

Pierre Gattaz d'abord, dans une interview aux Echos du jour. Candidat à la présidence du Medef, président du directoire de l’entreprise Radiall, président du Groupe des Fédérations Industrielles (GFI), l'industriel dénonce les manoeuvres de l'actuelle présidente du syndicat. A quelques jours du conseil exécutif décisif du 28 mars au Medef, "on peut se poser la question de savoir qui fait de la politique en souhaitant changer les règles pour assurer son propre devenir", assène-t-il. "Le Medef n'a pas vocation à avoir à sa tête un "président professionnel", mais un entrepreneur en exercice et représentatif du monde des entreprises installées en France".

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Et d'assurer : "(Laurence) Parisot est en train de mettre à mal l'image de notre mouvement et, au-delà, des entreprises et des entrepreneurs". Pierre Gattaz dénonce également les "questions relevant du social et du sociétal" qui ont monopolisé l'action du Medef, selon lui, pendant les huit années de présidence de Laurence Parisot. "Mener les grandes négociations sociales avec nos partenaires sociaux est indispensable, mais ce ne doit pas être la seule préoccupation du Medef. Il faut aussi que notre mouvement redonne la voix aux acteurs de terrain", explique-t-il.

Une "pseudo-réforme" pour Denis Kessler

Dans Le Figaro du jour, Denis Kessler, vice-président du Medef de 1998 à 2002, PDG du groupe SCOR, signe une tribune pour critiquer la "pseudo-réforme des statuts" de l'organisation patronale proposée par Laurence Parisot pour briguer un troisième mandat à sa tête. "Peut-on parler au nom des chefs d'entreprise si on ne l'est plus soi-même depuis de nombreuses années et si l'on fait tout pour ne pas le redevenir ?", tranche l'économiste. "Le Medef est une mission, pas une fonction".

A lire : notre sondage exclusif sur l'opinion des lecteurs de L'Usine Nouvelle : Medef : Pour l’instant, l’industrie vote Pierre Gattaz

Elodie Vallerey

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