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L'Usine Maroc

Au Maroc, le démarrage du TGV est prévu pour l'été 2018, confirme Alstom

Publié le , mis à jour le 28/10/2016 À 16H39

L'Usine Nouvelle a rencontré Brahim Soua, PDG d'Alstom Maroc en marge de la rencontre d'affaires "Rail Industry Summit" cette semaine à Casablanca. Confirmant des informations de l'Office des chemins de fer marocain (ONCF) , il table sur une mise en service du TGV qui doit relier Tanger à Casablanca dans plus de 18 mois encore.

Au Maroc, le démarrage du TGV est prévu pour l'été 2018, confirme Alstom © arep

Toutes griffes dehors, Alstom s'est taillé la part du lion durant le "Rail Industry Summit" cette semaine à Casablanca. Le groupe français s'est offert tout le deuxième jour de la convention dénommée "Alstom Suppliers day".Il a notamment présenté à ses fournisseurs ou ceux aspirant à l'être sa vision du "new Alstom" à travers la stratégie dite 20/20, sa politique sourcing et son potentiel dans les régions où Alstom est présent.

Une stratégie offensive donc plébiscitant non pas le low-cost mais le "Best cost", selon ses termes. En jeu : Tramway, signalisation, services, consulting et même le "sustainable sourcing" en échos à la COP22 qui commence à Marrakech le 7 novembre.

Concernant l'industrie ferroviaire au Maroc, encore très modeste , le groupe français  se dit prêt à contribuer à la mise en place et au développement d'un futur "cluster ferroviaire". Une idée aussi développé ces dernières semaines par Bombardier Transport. Mais à l'inverse du constructeur canadien qui malgré ses appels du pied n'a pas encore réussi à percer au Maroc, Alstom y a en soute d'importants contrats. Il fournit le futur TGV marocain mais aussi les tramways de Rabat et Casablanca et l'extension de Casablanca.

Avec le contrat de maintenance qu'il a décroché l'an dernier avec l'Office national des chemins de fer du Maroc pour le TGV, Alstom est donc sur ... de bons rails.

En marge de la manifestation casablancaise, L'Usine Nouvelle a fait le point sur le projet emblématique du TGV avec Brahim Soua, PDG d'Alstom Maroc depuis mai dernier;.

L'Usine Nouvelle : qu'est-ce qui a été réalisé à ce jour par Alstom dans le cadre de son programme de LGV au Maroc, le premier du genre en Afrique ?

Brahim Soua : Nous avons livré la dernière rame des douze rames conformément au contrat principal qui prévoit la livraison de 12 rames TGV Duplex. Cette ultime rame est arrivée sur le sol marocain à Tanger le 11 juillet. Nous avons quasiment fini la totalité des essais sur ligne ferrée classique conformément encore une fois au planning prévu.

Que vous reste-t-il à faire de façon concrète ?

La dernière étape. Elle consiste à réaliser les essais de validation sur ligne grande vitesse et accompagner notre client l'ONCF dans la partie certification qui reste de sa responsabilité. Concrètement, dès qu'une partie de la ligne grande vitesse (LGV) sera prête pour faire les premiers roulages, on commencera à faire la dernière phase de notre mission qui est en fait la validation du comportement de notre train sur cette ligne à grande vitesse. Ceci étant dit, nous ne nous attendons pas du tout à des surprises vu que le système complet de TGV livré est déjà éprouvé. Il s'agira davantage d'essais de vérification plus que de véritables essais de validation.

À quelle date le premier train à grande vitesse va-t-il rouler au Maroc ?

Je ne pourrais pas vous fournir de réponse précise parce qu'il faut poser cette question plutôt à l'intégrateur, c’est-à-dire l'exploitant. C'est lui qui gère la totalité du projet. Alstom n'est que simple fournisseur du matériel roulant. Tout ce que je peux répondre est de reprendre la date qui a été communiquée par l'ONCF très récemment à ce sujet soit l'été 2018.

Bien sûr, le groupe Alstom et ses filiales au Maroc sont présents et engagés auprès de l'ONCF pour faire en sorte que cette date soit tenue.

Propos recueillis par Nasser Djama à Casablanca

 

Une première pour le continent

Le contrat TGV entre la France et le Maroc pour rappel a été scellé 10 décembre 2010, il implique l'ONCF, Alstom, la SNCF, Thales, Colas ou encore Egis. La mise en service de la ligne était alors prévue en 2015. Les retards ont été liés selon l'ONCF à la lenteur  des expropriations. La première rame de TGV Duplex a débarqué par bateau spécial à Tanger le 28 juin 2015. Le projet consiste en une liaison entre Tanger et Casablanca, soit environ 400 km à terme, dont - dans l'immédiat - 200 km de LGV entre Tanger et  Kenitra, ville qui abritera par ailleurs la future usine PSA. Ce contrat de gré à gré sans appel d'offres négocié à partir de 2007 se chiffre, côté matériel roulant à 400 millions d’euros pour la fourniture des 12 rames (14 initialement) de deux motrices et voitures voyageurs chacune, pouvant rouler à 320 km/h. Ce sera le premier train à grande vitesse sur le continent africain.

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2 commentaires

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18/01/2018 - 17h47 -

Je sais pas si les voies sont protégées par des grillages pour éviter l'invasion des animaux , moutons , chèvres , vaches et des piétons , mais , si c'est comme sur les autoroutes où les gens ont dérobés les grillages pour les mettre sur leur propriétés , on va avoir de nombreux accidents surtout si le TGV roule à 320 km/h !
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Nom profil

27/10/2016 - 21h29 -

Il vont se planter comme ts monde ça ça coûter des millions et surtout pas rentable l avion moins chère vivement avion bus faite avancé le pays
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