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L'Usine Matières premières

Attentisme inattendu des minières avant le grand mercato

Myrtille Delamarche ,

Publié le

Le grand mercato minier attendra. Malgré la baisse des cours des métaux et les prévisions enthousiastes des analystes, tant le nombre que la valeur des fusions acquisitions dans le secteur minier continuent à baisser.

Attentisme inattendu des minières avant le grand mercato

Après s’être écroulées en 2014 (- 49 % en valeur, - 23 % en nombre), les transactions dans les secteurs mines et métaux ont à nouveau chuté de 18 % en valeur au premier trimestre 2015, affirme EY. En 2014, toujours selon le cabinet d’audit, elles étaient en déclin pour la quatrième année consécutive.

2015, pourtant, devait être l’année des méga-deals. La chute brutale des prix de la plupart des métaux de base a laissé les minières à court de capital-investissement, les forçant à se défaire de leurs actifs les moins rentables ou les plus coûteux à développer. Des actifs qui aiguisent l’opportunisme des groupes les mieux portants. Quant aux plus faibles, dont les coûts opérationnels ne sont plus couverts, leur survie n’est pas acquise. Bref, toutes les planètes sont alignées pour favoriser la concentration.

Le secteur résiste

Pour Lee Downham, chef du département transactions minières chez EY, "la détresse dans le secteur risque d’être le principal moteur de l’activité. Les sociétés centrées sur le fer et le charbon font face au défi le plus immédiat, mais il y a un besoin plus général de restructuration (…), et nous pourrions voir des actifs de qualité arriver sur le marché pour libérer du capital dont toutes, y compris les plus diversifiées, ont besoin."

Dans une note récente, les consultants britanniques de SNL mettent en avant des "signes de vie dans les acquisitions minières", saluant le doublement des rachats d’actifs dans les métaux de base et l’or en 2014 (totalisant une valeur de 21 milliards de dollars, contre 11,88 milliards en 2013). Mais les chiffres d’EY sont formels : la reprise d’activité sur le terrain des fusions acquisitions se fait attendre. Car le secteur résiste, en partie grâce à la baisse des coûts énergétiques. Presque la moitié des minières interrogées espèrent tout de même effectuer une acquisition dans les douze prochains mois, nous apprend le baromètre (Global capital confidence barometer) d’EY.

Myrtille Delamarche

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