Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Attentats : les informations sensibles sur les usines chimiques retirées des sites Internet

Gaëlle Fleitour

Publié le

Information Usine Nouvelle : Préoccupés par les risques d’attentats pesant sur les sites hébergeant des produits dangereux, les industriels ont obtenu mardi de l’Etat de faire retirer du Web des informations trop précises. Explications.


Les vapocraqueurs 1 et 2 du site TOTAL de Carling Saint-Avold, en Moselle - Crédits : Total

 Depuis les attentats, la vigilance est maximale dans les usines classées Seveso, cette réglementation européenne qui encadre les sites industriels les plus sensibles. A travers la France, 1 170 établissements sont concernés, dont la moitié d’entre eux hébergent des produits chimiques jugés dangereux.

Les industriels le savent, la menace est réelle depuis que des actes terroristes sont survenus cet été dans l’usine d’Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et sur le site pétrochimique de Berre-L’Étang (Bouches-du-Rhône). Mardi 17 novembre, une réunion a donc rassemblé durant l’après-midi le Ministère de l’Ecologie et l’Union des Industries Chimiques (UIC). Avec une urgence : retirer les informations sensibles des sites internet.

Equilibre entre transparence et sûreté

Depuis plusieurs années, le Plan de prévention des risques technologiques impose aux industriels de rendre public nombre d’informations concernant leurs sites Seveso. "Cela répondait à un besoin majeur de transparence, estime Philippe Prudhon, le directeur des affaires techniques de l’UIC, car bon nombre de parties prenantes avaient l’impresion que nous cachions des choses. Or nous n’avons rien à cacher. Nous avions donc mis énormément de précisions en libre accès sur des sites Internet, mais pour une infime minorité de personnes qui voudrait nuire, c’est une mine d’informations. Il faut conserver cet objectif de dialogue avec les riverains tout en assurant leur sureté."

Les inspecteurs DREAL à la manoeuvre

Il propose, par exemple, de continuer à indiquer la quantité de produits dangereux hébergés au sein d’une usine, mais de ne plus préciser en détails le type exact de produits et le bâtiment en question. Ce mardi a donc été convenu avec le ministère que les exploitants informeraient dès aujourd’hui les Inspecteurs  de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DREAL) des informations à retirer site par site. En cas de désaccord, le message sera alors remonté au niveau national.

Cette réunion a aussi été l’occasion de faire le point sur l’avancement du plan d’actions « Sureté » défini à la suite de la table ronde du 17 juillet dernier présidée par Ségolène Royal. De nombreuses mesures ont été prises, et la totalité des sites Seveso devrait bien être auditée par l’Etat d’ici à a fin de l’année.

Pour renforcer leur vigilance, les industriels disposent aussi d’un guide d’auto-évaluation réalisé par Ineris et simplifié par l’UIC, afin qu’ils puissent rapidement s’approprier les principales actions à prendre pour assurer la sécurité de leur usine, de leurs salariés et des riverains. La vigilance reste maximale.
Gaëlle Fleitour

Réagir à cet article

Retrouvez l’actualité des sociétés citées dans cet article

Investissements, dirigeants, production, ...

avec Industrie Explorer

  • AIR PRODUCTS à SAINT QUENTIN FALLAVIER (38070)

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus