Electronique

Attentats: l'informatique et les réseaux ont résisté... Les sites industriels ne sont pas à l'abri.

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Impossible de rendre compte des dizaines de pages consacrées encore ce matin aux attentats contre les Etats-Unis. Les quotidiens s'efforcent en particulier de faire le point sur les conséquences immédiates des événements sur la vie économique. 

Malgré la destruction du World Trade Center, «quartier général de la finance mondiale», l'activité bancaire est préservée grâce aux sauvegardes informatiques, indiquent Les Echos. Même Morgan Stanley, dont 3500 collaborateurs travaillent dans l'une des tours du WTC, assure ses clients que ses services continuent à fonctionner. La plupart des établissements financiers, en effet, disposent de systèmes informatiques complets de secours, ou ont des accords avec des sociétés de services informatiques qui prennent le relais. Toutefois, remarque le quotidien, même si l'informatique fonctionne, elle ne résout pas les difficultés de communication. Et des salariés ne sont pas toujours en mesure de venir travailler. 

La Tribune, qui assure aussi que les réseaux électroniques ont résisté, donne ce témoignage d'un directeur informatique qui résume bien la situation : « Nous n'avons toujours pas reçu de nouvelles de certains collègues, mais le système transactionnel et tous les dossiers clients sont à l'abri... »

Les centrales nucléaires, et plus généralement les sites industriels, sont-ils à l'abri d'une telle catastrophe ? La réponse est nette : c'est non. Les centrales sont recouvertes de béton armé, mais il est impossible de protéger une installation industrielle contre l'impact d'un gros porteur. Or, après ce qui vient de se passer, ce qui était une probabilité minime devient un scénario possible, notent Les Echos. 

Enfin, après les réactions de panique qui ont suivi immédiatement les attentats, les marchés financiers ont retrouvé un peu leurs esprits. Le dollar retrouve progressivement de l'assurance, un nouveau choc pétrolier semble écarté, et le marché des métaux est revu au calme après une forte et courte hausse de l'or. 

Quelques nouvelles de l'industrie. Valeo veut céder 15% d'actifs non stratégiques, a affirmé hier le P-DG Thierry Morin, en marge du salon de l'automobile de Francfort. C'est 5% de plus que l'objectif initial annoncé au printemps dernier, remarque La Tribune. 

Textile : le groupe Chargeurs tire son épingle du jeu et améliore son bénéfice opérationnel de 20% au 1er semestre, malgré le ralentissement de la consommation. Mais le groupe avoue manquer de visibilité pour ce qui est du reste de cette année, notent Les Echos. 

Nexans, l'ex-filiale d'Alcatel spécialiste du câble (introduite en bourse en juin dernier), est intéressé par les câbles d'énergie de Pirelli, à vendre. L'activité représente 3,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, mais Nexans ne serait acheteur que de certains pôles géographiques (Amériques, Australie, Nouvelle-Zélande), car une prise de contrôle globale attirerait les foudres de la Commission européenne, expliquent Les Echos. 

Lycos Europe, spécialiste des portails et des services Internet, annonce la suppression de 300 emplois sur un effectif de 1300 personnes. Une centaine de postes seront supprimés en Allemagne, notamment au siège de l'entreprise, et le reste dans les autres pays européens, précise La Tribune. 

BT se pose de sérieuses questions sur la téléphonie mobile de troisième génération. C'est ce que révèle un document confidentiel (dont la version définitive sera destinée aux investisseurs) commenté par le Financial Times, document qui analyse les risques financiers des réseaux 3G. Il note en particulier qu'il n'est pas certain que les nouveaux réseaux apportent une amélioration des services par rapport aux réseaux existants. 

Sachez enfin que General Electric et Honeywell font appel, contre la décision de la Commission européenne qui a bloqué leur projet de fusion. La bataille juridique s'annonce rude. C'est dans le Financial Times. 

A demain !

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