Attentat en Isère : la vigilance est renforcée autour des sites Seveso en Rhône-Alpes

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Les sites classés Seveso sont particulièrement surveillés en Rhône- Alpes -et dans la Vallée de la Chimie- depuis l’attentat survenu vendredi chez Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). 


A Andrézieux-Bouthéon (Loire), l’usine de SNF, premier producteur mondial de floculants, a été placée vendredi 26 juin sous surveillance renforcée. C’est l’un des 81 sites classés Seveso, seuil haut, dans la région Rhône-Alpes qui fait l’objet de "patrouilles dynamiques" des forces de police et de gendarmerie, selon l’expression du préfet de région Michel Delpuech, également préfet de la zone de défense.


Le plan Vigipirate a été porté au niveau Alerte Attentat pendant trois jours en Rhône-Alpes après l’attentat survenu à l’entreprise Air Products à Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Ce relèvement concerne tout particulièrement les sites Seveso au nombre de 158 dans la zone de défense, y compris ceux classés "seuil bas" comme l’usine iséroise d’Air Products.

La sécurité déjà renforcée depuis janvier

"Des contacts ont été pris avec les responsables de tous les sites Seveso pour leur rappeler leurs responsabilités et pour qu’ils renforcent leurs mesures de protection interne", a indiqué le préfet de région. Depuis les attentats de début janvier, les consignes de sécurité avaient déjà été renforcées sur tous ces sites industriels.


Avec la vallée de la chimie, au sud de Lyon, les plates-formes de Roussillon et de Pont-de-Claix en Isère pour pôles principaux, l’industrie chimique est un secteur majeur de l’économie rhônalpine. En France, elle représente le tiers des 1 200 sites industriels classés Seveso, soumis également à la réglementation des installations classées pour l’environnement (ICPE).


"Etre classé Seveso impose la surveillance d’accès au site des personnes, véhicules et colis, l’identification des zones interdites en fonction de leur sensibilité, de la tenue de stocks, la mise en place d’un plan d’organisation interne (POI) à mettre en œuvre en cas d’accident", a rappelé dans un communiqué au soir de l’attentat l’Union des industries chimiques (UIC) qui a diffusé à ses adhérents, dans le cadre du nouveau plan Vigipirate, une note technique récapitulant les modalités d’application relatives à la surveillance des accès, aux livraisons, au contrôle et filtrage, à la supervision de la circulation interne.


Vincent Charbonnier

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