Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Atos veut racheter Gemalto pour 4,3 milliards d'euros et créer un géant de l'informatique

, , , ,

Publié le , mis à jour le 12/12/2017 À 09H24

Atos a annoncé lundi 11 décembre une offre de rachat en numéraire de Gemalto pour environ 4,3 milliards d'euros afin de créer un poids lourd dans la cybersécurité et les technologies digitales. Gemalto a dit avoir informé Atos qu'il étudiait son offre, valable jusqu'au 15 décembre. "Il n’y a aucune certitude que l'offre débouche sur une offre ferme et recommandée pour la société", précise Gemalto dans un communiqué.

Atos veut racheter Gemalto pour 4,3 milliards d'euros et créer un géant de l'informatique
Atos a annoncé une offre de rachat en numéraire de Gemalto pour environ 4,3 milliards d'euros.
© D.R. - Gemalto

Alors que Gemalto, le numéro un mondial de la carte à puce, est contraint à un plan social en France, Atos a annoncé lundi 11 décembre une offre de rachat en numéraire de Gemalto pour environ 4,3 milliards d'euros. Une telle acquisition de l'entreprise de services numériques créerait un poids lourd dans la cybersécurité et les technologies digitales.

La SSII précise dans un communiqué avoir remis le 28 novembre au conseil d'administration une offre présentée comme amicale de 46,0 euros par action Gemalto, dividende attaché, et avoir depuis réitéré "ses intentions amicales" au spécialiste de la sécurité numérique. "Compte tenu des risques accrus pouvant désormais affecter le titre Gemalto, et dans un souci de bonne information du marché, le conseil d'administration d'Atos a décidé de rendre publique sa proposition tout en maintenant son objectif d’engager des discussions amicales et de parvenir à une transaction recommandée par le conseil d'administration de Gemalto", dit le groupe présidé par Thierry Breton.

 
Gemalto a dit avoir informé Atos qu'il étudiait son offre, valable jusqu'au 15 décembre. "Il n’y a aucune certitude que l'offre débouche sur une offre ferme et recommandée pour la société", précise Gemalto dans un communiqué.

L'offre représente une prime d'environ 42% sur le dernier cours de Bourse de clôture non affecté de Gemalto au 8 décembre 2017, et des primes d'environ 42% et 34% sur les cours moyens pondérés par les volumes sur le dernier mois et sur les trois derniers mois, respectivement, ajoute Atos. L'action Gemalto a clôturé en hausse de 4,39% à 33,89 euros, après avoir chuté de 38% depuis le début de l'année à la suite d'abaissements successifs de son objectif de bénéfice opérationnel du groupe pour 2017, ramené en juillet à 293-323 millions d'euros, contre plus de 660 millions au départ.

Gemalto s'est en outre fait souffler Morpho, l'activité identité et sécurité que Safran a vendu en mars à Oberthur Technologies (OT), soutenu par le fonds Advent. Gemalto, qui était donné favori, a vu ainsi émerger un concurrent rebaptisé en septembre Idemia, avec l'intention de s'introduire en Bourse d'ici deux à trois ans.

Appui de Bpifrance

Depuis la nomination de Thierry Breton à la tête d'Atos en novembre 2008, la SSII a de son côté multiplié par sept son cours de Bourse, surperformant nettement Capgemini et leurs principaux concurrents, les américains Accenture et IBM. Atos a plus que doublé son chiffre d'affaires sur la période pour atteindre 11,7 milliards d'euros en 2016, en rachetant des actifs à l'allemand Siemens et l'américain Xerox, ainsi que le groupe informatique français Bull.

Bpifrance, qui détenait 8,5% du capital de Gemalto au 31 décembre 2016, a dit soutenir cette opération de consolidation européenne, a dit Thierry Breton lors d'une conférence téléphonique. "L'entreprise Gemalto (...) a pris connaissance de notre offre, je l'ai expliquée en détail aux principaux actionnaires également, notamment les aspects industriels", a-t-il ajouté. "L'entreprise travaille, réfléchit à sa position".

Gemalto, qui a reporté au 13 mars 2018 la présentation d'un nouveau plan stratégique pluriannuel, a subi l'effet conjugué d'une transition trop lente entre la carte SIM traditionnelle et l'e-SIM et une accumulation de stocks de cartes bancaires aux Etats-Unis, en pleine migration. En rachetant Gemalto, Atos renforcerait aussi sa division de paiement cotée, Worldline, qui a multiplié les petites acquisitions pour consolider le secteur européen.

Pour Reuters, Cyril Altmeyer et Mathieu Rosemain, édité par Juliette Rouillon

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services.
En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

En savoir plus