Atos prévoit de céder 13,1 % du capital de Worldline qui veut racheter Ingenico

Atos va abandonner la majorité de ses actions dans Worldline. Le groupe français a dévoilé ce projet le 3 février, peu après l'annonce du rachat d'Ingenico par Worldline, deux spécialistes français du paiement.

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Atos prévoit de céder 13,1 % du capital de Worldline qui veut racheter Ingenico
Worldline appartenait autrefois au groupe Atos et représentait son activité de services de paiement électroniques. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Atos prévoit de céder l'essentiel de sa participation dans Worldline. Le groupe de services informatiques a fait cette annonce lundi 3 février, quelques heures après l'annonce du rachat d'Ingenico par Worldline pour 7,8 milliards d'euros.

Worldline appartenait autrefois au groupe Atos et représentait son activité de services de paiement électroniques. La société est devenue indépendante en 2019.

Atos ne conservera que 3,8 % du capital

L'entreprise française prévoit de vendre environ 23,9 millions d'actions Worldline, soit 13,1 % du capital, via un placement privé. À l’issue du placement, Atos conserverait ainsi seulement 7 millions d’actions Worldline (3,8 % du capital), sous-jacentes à des obligations zéro coupon échangeables en actions venant à échéance en 2024.

Dans le cas d’un échange de l’intégralité des obligations, Atos ne détiendrait ainsi plus aucune action Worldline ni droit de vote. Ces obligations zéro coupon échangeables en actions représentent un montant nominal total de 500 millions d'euros, précise Atos dans un communiqué. La banque publique d'investissement bpiFrance s’est engagée auprès d’Atos à acquérir 4 millions d’actions Worldline dans le cadre du placement privé, ajoute le groupe français.

Secteur des paiements en pleine effervescence

Worldline a annoncé en début de journée le 3 février le projet de rachat amical de son concurrent français Ingenico. Les deux entreprises souhaitent créer un champion européen dans un secteur des paiements en pleine effervescence qui aiguise l'appétit des géants du numérique.

Atos n'a pas précisé la raison de son retrait du capital de Worldline. Certains investisseurs ont jugé excessive la prime offerte par Worldline, qui est de 16 % si l'on compare l'offre de rachat à la capitalisation boursière d'Ingenico au cours de clôture de vendredi 31 janvier.

Avec Reuters (Arno Schuetze, avec Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel Bélot)

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