Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Atos met ses serveurs à l’heure de l’intelligence artificielle

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Atos lance sous sa marque Bull une nouvelle génération de serveurs dédiés aux applications d’intelligence artificielle. Pour accélérer les calculs, le constructeur français intègre des processeurs graphiques et bientôt des circuits logiques programmables.

Atos met ses serveurs à l’heure de l’intelligence artificielle
BullSequana S, les serveurs d'Atos dédiés à l'intelligence artificielle
© Atos

On connait Atos comme constructeur de supercalculateurs sous la marque Bull, le seul en Europe. On le connait moins dans les serveurs à hautes performances. Un marché de niche qu’il entend cultiver en lançant sa nouvelle génération BullSequana S. Particularité : ces machines sont optimisées pour les applications d’intelligence artificielle.

Ticket d'entrée en dessous des 10 000 euros

Pour répondre aux besoins des tâches d’apprentissage profond (Deep learning), utilisés dans l'entrainement des modèles d’intelligence artificielle, Bull fait appel à des accélérateurs de calcul graphique et envisage de leur associer dans l’avenir comme accélérateurs des circuits logiques programmables FPGA. "Nous avions déjà l’habitude de faire appel à des accélérateurs graphiques dans nos supercalculateurs, explique Arnaud Bertrand, vice-président senior d’Atos en charge des activités big data et calcul intensif. Mais le ticket d’entrée est ici de 2 millions d’euros.  Avec nos nouveaux serveurs, nous ramenons le ticket d’entrée en dessous de 10 000 euros."

Atos n’est pas le seul constructeur à s’engouffrer dans le marché naissant des serveurs dédiés aux applications d’intelligence artificielle. L’américain Hewelett Packard Entreprise lance, lui aussi, presque au même temps, une machine comparable sur la base d’un serveur de SGI, un constructeur de supercalculateurs qu’il a racheté en août 2016 pour 275 millions de dollars. "Mais nous allons beacoup plus loin en capacité mémoire, jusqu’à 2 pétaoctets, et nous sommes les seuls à associer aussi des accélérateurs à technologie FPGA", estime Arnaud Bertrand.

Applications potentielles dans usines

Le serveur BullSequana S se construit par assemblage de modules de base équipés chacun de deux processeurs génériques d’Intel et de deux processeurs graphiques de Nvidia. L’utilisateur peut adapter sa configuration en fonction de l’évolution de ses besoins. Modélisation de réseau de neurones, reconnaissance des images, analyse du son pour identifier le cri d’une personne, écouter le bruit de turbine pour diagnostiquer un problème, détection de fraudes dans les banques… Les applications potentielles sont vastes. "La machine intéresse aussi bien les labos de R&D que les banques, les hôpitaux, les opérateurs télécoms, note Arnaud Bertrand. Elle trouve aussi sa place dans les usines pour l’optimisation de la production ou de la maintenance."

L’adjonction d’accélérateurs FPGA va étendre les capacités avec la possibilité par exemple de mixer au même temps apprentissage automatique et tâches de compression de données ou de traitement d’images. Cette évolution est prévue au deuxième trimestre 2018. Arnaud Bertrand refuse, à ce stade, de divulguer le nom du fournisseur de composants FPGA en cours de test.

Assemblage à l'usine de Bull à Angers

Les serveurs BullSequana S sont assemblés dans l’usine d'Atos à Angers. Arnaud Bertrand table sur la vente de quelques milliers d’unités par an.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle