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Astrium va supprimer 213 emplois en Gironde

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Le 27 janvier, la direction d'Airbus Group (ex-EADS) a annoncé un plan de 5 800 suppressions d'emplois visant à améliorer sa compétitivité dans la défense et l'espace. Chez Astrium, le site girondin de Saint-Médard-en-Jalles est particulièrement touché avec près de 15 % de ses effectifs visés.

Astrium va supprimer 213 emplois en Gironde © Astrium

En trois ans, 213 postes devraient disparaître sur le site d’Astrium à Saint-Médard-en-Jalles (Gironde), qui emploie au total 1 359 personnes. Ici sont fabriqués à la fois des missiles et le système de propulsion des fusées Ariane. "Nous ne nous attendions pas à autant de suppressions d’emplois", s’émeut Gérald Raymond, délégué CFE-CGC, syndicat majoritaire sur le site. L’ensemble des postes de production (opérateurs, fonction support…) est concerné, mais les ingénieurs seront les plus touchés. "C’est avant tout un établissement d’études avec une petite partie production", explique-t-il. Ces suppressions d’emplois devraient se traduire par le non-remplacement de retraités, un dispositif de préretraites ou des aides à la mobilité pour rejoindre Airbus à Toulouse, mais aussi quelques licenciements "secs".

Incompréhension du côté des salariés

Cette réduction d’effectif fait partie du plan de restructuration présenté le 27 janvier par Airbus, qui a annoncé un total de 5800 suppressions d’emplois. La direction du groupe franco-allemand invoque la nécessité de renforcer la compétitivité de ses activités pour gagner de nouveaux marchés. Les syndicats voient surtout une "course à la rentabilité financière pour augmenter les profits des actionnaires". "Le carnet de commandes est plein. Nous avons eu encore une montée en charge en 2013 et sommes déjà en léger sous-effectif", déplore Gérald Raymond. Aujourd’hui, c’est l’incompréhension qui domine du côté des salariés. "Surtout que la productivité du site a augmenté de 20% ces cinq dernières années", ajoute-t-il.

Au niveau local, les réactions politiques n’ont pas tardé. "Cette annonce de 213 pertes d’emplois met en évidence la trop forte dépendance de nos emplois bordelais vis-à-vis du système militaro-civil industriel lié à l’espace, à l’aéronautique civil et militaire", estime Gérard Chausset, président du groupe EELV à la communauté urbaine de Bordeaux. "Nous appelons les décideurs en la matière et notamment le ministre du Redressement productif et le préfet de Région à proposer un plan stratégique de conversion de cette industrie, notamment vers les industries de la transition écologique et les énergies renouvelables", lance l’élu.

Nicolas César
 

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