Astrium détruit les obus chimiques de la Première Guerre mondiale

[ACTUALISE] - Secoïa. Derrière ces initiales se cache le projet destiné à la destruction de 42 tonnes par an de munitions chimiques datant de la Première Guerre mondiale à compter de 2016. Il doit être mis en œuvre par la filiale spatiale d’EADS, Astrium, d’après l’annonce du ministère de la Défense le 30 mai.

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Astrium détruit les obus chimiques de la Première Guerre mondiale

Dans le détail, la filiale d'EADS aura en charge la conception, la réalisation et l’exploitation d’une usine pour détruire les munitions non explosées découvertes chaque année sur les anciens champs de bataille dans le nord et l’est du pays. Le site sera situé à Mailly-le-Camp dans l’Aube sur un terrain de 12 000 hectares. Pour l’heure, les munitions sont stockées par le ministère de l’Intérieur sur le site de Suippes.

Astrium précise dans un communiqué que l’usine disposera des technologies les plus adaptées. "La manutention des munitions sera entièrement télé-opérée et l'usine sera sécurisée « pyro-chimiquement » sur l'ensemble des étapes, du déchargement jusqu'à la destruction des munitions", assure la filiale d’EADS.

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Dans le détail, Astrium utilisera la solution basée sur la détonation des munitions chimiques dans une enceinte blindée. Une technologie éprouvée par des industriels reconnus, selon Astrium, qui s’est adjoint les compétences de la société japonaise Kobe Steel, spécialiste de la destruction de munitions chimiques anciennes par détonation dans une enceinte blindée.

Pour l’heure, les différents protagonistes n’ont pas dévoilé tous les détails financiers du contrat, mais il doit durer plus de 20 ans avec deux phases : l’une de quatre ans pour la conception et la mise au point de l’installation d'un montant estimé à environ 100 millions d'euros, l’autre pour son exploitation.

Ce programme s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la France au titre de la Convention d’Interdiction des Armes Chimiques (CIAC) entrée en vigueur le 29 avril 1997, précise Astrium.

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