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L'Usine Santé

AstraZeneca s’aide de la France pour devenir un leader de l’oncologie

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Le laboratoire anglais, qui a su résister à l’appétit de Pfizer, maintient ses ambitions. Pour devenir un champion mondial dans la lutte contre le cancer, il vient de signer un partenariat en France avec le prestigieux Institut Gustave Roussy.

AstraZeneca s’aide de la France pour devenir un leader de l’oncologie © AstraZeneca

Sa grande fierté ? Avoir été cité récemment, lors d’une réunion devant des investisseurs, par le laboratoire Roche et sa filiale Genentech, numéro un mondial de l’oncologie, comme son principal concurrent dans ce domaine. Le groupe pharmaceutique anglais AstraZeneca, sous les feux de la rampe ces derniers mois pour avoir rejeté l’OPA du géant américain Pfizer (une opération mise en sommeil pour l’instant), n’a rien perdu de ses ambitions. Bien au contraire. 

Le mercredi 2 juillet, il dévoilait un grand partenariat - au montant confidentiel - avec l’Institut Gustave Roussy (l’IGR, à Villejuif, près de Paris), le premier centre européen dans la lutte contre le cancer avec 13 000 nouveaux patients chaque année.

AstraZeneca va donner accès à tout son portefeuille d’anticancéreux en cours d’essais cliniques, soit une trentaine de molécules, afin que l’IGR puisse les tester auprès de ses patients et accélérer leur développement. Cette "alliance stratégique" fait partie des plus importants accords signés par le groupe anglais avec des centres académiques à travers le monde.

Lancer six nouveaux anticancéreux d’ici 2020

AstraZeneca est le huitième laboratoire pharmaceutique mondial, avec 25,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2013, dont 3,1 milliards dans l’oncologie grâce à une demi-douzaine de produits. Le britannique estime qu’il n’a pas besoin d’un Pfizer ou consort pour tenir son pari : figurer parmi les leaders mondiaux de l’oncologie, en lançant six nouveaux produits d’ici 2020. Soit un nouveau médicament par an, du jamais vu dans le domaine...

"Un élément clé de notre volonté de rester indépendant est notre capacité à conduire de manière efficace cette recherche, insiste Antoine Yver, responsable de la division oncologie d’AstraZeneca. Donc nous n’avons pas besoin aujourd'hui d’un partenaire industriel pour être extrêmement efficace, mais de partenaires académiques, notamment dans la capacité à combiner des molécules."

Miser sur la combinaison de molécules

La stratégie R&D du laboratoire anglais ? "Développer des portefeuilles de produits qui peuvent agir dans différents stades de la maladie, d’un état très précoce jusqu’à un stade beaucoup plus tardif", explique Mondher Mahjoubi, le responsable international du portefeuille et de la stratégie produit en oncologie.

En ciblant quatre pathologies : cancer du sein, cancer de l’ovaire, cancer du poumon, et hémopathies. Et en misant aussi sur des combinaisons innovantes associant de petites molécules à des produits d’immunothérapie ou des thérapies ciblées. L’IGR n’exclut d’ailleurs pas de proposer à AstraZeneca de combiner ses molécules à celles d’autres laboratoires.

Un nouveau souffle avec le français Pascal Soriot

Le groupe anglais sait qu’il doit encore faire ses preuves. Mais l’arrivée du français Pascal Soriot - désormais célèbre pour avoir résisté aux assauts de Pfizer - à sa tête en octobre 2012 a changé l’état d’esprit en interne. "Il a profondément changé le positionnement de la société en mettant la science en premier", confie un cadre.

Un vrai scientifique, qui n’a pas hésité à faire investir par son groupe 4,8 milliards de dollars en R&D en 2013. Le virage est radical par rapport à son prédécesseur, un financier, qui imposait sa vision comptable : "Si nous n’étions pas capables d’assurer un retour sur investissement sur notre R&D de 80%, les investissements n’étaient pas faits…"

Gaëlle Fleitour

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