International

AstraZeneca fournira à l'Europe 400 millions de doses de son futur vaccin contre le Covid-19, avec l'aide du français Novasep

, , , ,

Publié le , mis à jour le 15/06/2020 À 14H46

AstraZeneca a conclu un accord le 13 juin avec l'Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas pour la fourniture de son potentiel vaccin contre le Covid-19. Dans le cadre de ce contrat, le groupe pharmaceutique doit fournir 400 millions de doses de son vaccin aux quatre pays européens. Il a sélectionné le français Novasep pour lui fournir la substance active.

AstraZeneca fournira à l'Europe 400 millions de doses de son futur vaccin contre le Covid-19, avec l'aide du français Novasep
AstraZeneca s’est engagé à mettre en place une chaîne d’approvisionnement du vaccin localisée en Europe.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

L'Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas ont signé avec AstraZeneca un accord de principe portant sur la fourniture de 400 millions de doses de son vaccin en développement contre le coronavirus, ont annoncé samedi 13 juin les pays signataires. Ce contrat porte sur la livraison d'un vaccin actuellement développé par l'université d'Oxford et dont l'expérimentation est à une phase avancée, a déclaré Roberto Speranza sur Facebook. Bonne nouvelle, pour lui fournir la substance active de ce vaccin, AstraZeneca a choisi une entreprises française, leader européen de la production de vecteurs viraux: Novasep, basée à Lyon (Rhône).

Vendredi 5 juin, ces quatre pays européens avaient annoncé la formation d'une "alliance inclusive pour le vaccin". L'objectif de cette alliance est de garantir l'accès de l'Europe à un potentiel vaccin contre le Covid-19 en nouant des accords avec les laboratoires pharmaceutiques.

Une première tranche disponible fin 2020 ?

Une première tranche de ces vaccins doit être disponible d'ici la fin de l'année 2020. "Notre chaîne de production européenne devrait commencer la production rapidement, nous espérons faire en sorte que le vaccin soit disponible rapidement", a dit dans un communiqué le directeur général d'Astrazeneca, Pascal Soriot.

Les gouvernements européens ont donné vendredi 12 juin un mandat politique à la Commission européenne pour négocier en leurs noms les pré-commandes de vaccins potentiels contre le coronavirus. AstraZeneca a précisé qu'il ne ferait pas de bénéfice sur les vaccins fournis à prix coûtant pendant l'épidémie.

Une chaîne d’approvisionnement du vaccin localisée en Europe

"Dans le cadre de cet accord de principe, AstraZeneca s’est engagé à mettre en place une chaîne d’approvisionnement du vaccin localisée en Europe", a déclaré Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, dans un communiqué. "Si ce vaccin est validé scientifiquement, cela permettra d’en garantir l'accès à nos concitoyens. Nous poursuivrons les discussions avec d’autres laboratoires pour augmenter les chances de disposer rapidement d’un vaccin efficace pour la France et l’Europe", a-t-elle ajouté.

Les quatre pays signataires de l'accord paieront le montant total de la commande, qui n'a pas été rendu public, et le dispositif autorise d'autres pays à les rejoindre aux mêmes conditions, a indiqué une source du ministère italien de la Santé. La Chine, le Brésil, le Japon et la Russie ont aussi fait part de leur intérêt.

Aucun vaccin homologué pour le moment

AstraZeneca a déjà conclu d'autres accords de fabrication mondiaux, notamment avec deux fonds soutenus par Bill Gates, ainsi qu'avec le gouvernement américain pour un montant de 1,2 milliard de dollars. Aucun vaccin ou traitement n'est encore homologué contre le coronavirus.

Pascal Soriot, directeur général du laboratoire, a indiqué au cours d'une téléconférence que les autorités britanniques de régulation avaient approuvé le lancement de la phase III des tests au vu de résultats des premières études jugés suffisants en terme d'efficacité et de sécurité. AstraZeneca a promis de publier "très bientôt" les résultats de sa première phase d'essais sur son candidat vaccin.

En attendant, la France et ses alliés travaillent sur d'autres accords avec des entreprises. "Il nous faudra poursuivre ces négociations avec nos partenaires pour réduire le risque de dépendance à un seul projet, en sécurisant l'accès à d'autres candidats vaccins, et suivre attentivement les progrès scientifique des travaux", a indiqué dans un communiqué Olivier Véran, ministre français des Solidarités et de la Santé.

Avec Reuters (Giuseppe Fonte ; version française Nicolas Delame et Gilles Guillaume)

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte