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Assurance chômage : débats serrés autour de l'indemnisation

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Crise oblige, le patronat, en ligne avec le gouvernement, veut baisser les cotisations chômage. En face, les syndicats veulent remettre à plat le système pour mieux indemniser les demandeurs d'emploi.

Assurance chômage : débats serrés autour de l'indemnisation

Plus ou moins d'argent pour les chômeurs ? La question, au centre des toutes premières discussions pour la convention d'assurance-chômage 2009-2011, a fait émerger, mercredi 14 octobre, des positions radicalement divergentes entre patronat et syndicats.

Moins de cotisations. D'un côté les organisations syndicales (Medef, CGPME, UPA) et leur volonté unanime de baisser les cotisations des entreprises et des salariés, sans la chiffrer, et refusant toute modulation en fonction de la précarité. Un « pari audacieux » selon Pierre Bernasconi, chef de file du patronat, mais assumé : « c'est parce que la crise économique va impacter lourdement les entreprises qu'on va s'attacher à avoir une baisse des cotisations », a-t-il fait valoir. L'organisation a demandé de nouvelles simulations de l'Unedic avec des hypothèses de croissance de 0,2 %, 0 % ET - 1 % sur 2009. Alors que jusqu'à présent l'organisme d'assurance chômage recommandait de travailler sur un scénario de 1 %, au centre des toutes premières discussions pour la convention d'assurance chômage 2009-2011.

Plus de chômeurs en 2009. A l'inverse, au nom de cette même crise, les organisations syndicales excluent d'emblée toute baisse des cotisations, arguant que l'Unedic devra indemniser encore plus de chômeurs en 2009. Dans ces conditions, une diminution des cotisations est jugée « irréaliste », « complètement prématurée » (CFTC), « irresponsable » (CGT). Quant à la CFE-CGC, elle y est « opposée pour 2009 », mais pas fermée si la situation s'améliore. Mais les débats s'annoncent serrés dans la mesure où le gouvernement fait pression pour baisser les cotisations chômage afin d'augmenter celles des retraites. Par ailleurs, « la négociation est sérieusement percutée par la fusion ANPE-Assedic, l'offre raisonnable d'emploi et l'arrêt de la dispense de recherche d'emploi » pour les seniors, a regretté Stéphane Lardy (FO).

Divergences sur les modalités. Du coup, les syndicats demandent « plus de lisibilité » et de « transparence » et une indemnisation d'un plus grand nombre de chômeurs, notamment les jeunes, les seniors, les précaires et les saisonniers. Ils réclament une « remise à plat » du système mais diffèrent sur les modalités. La CFDT et la CFTC prônent une « filière unique » au lieu de quatre actuellement, la CFDT proposant le principe « une semaine de travail = une semaine indemnisée » déclenchable à partir de quatre, cinq ou six mois de travail et avec un plafond d'indemnisation de 24 à 30 mois. La CGT souhaite une filière pour les salariés ayant travaillé douze mois d'affilée et une autre pour les précaires (moins de 12 mois de travail sur les 60 derniers mois).

Taxer la précarité. Enfin, autre point délicat de l'indemnisation, la précarité : les uns veulent la « taxer » par une « surcotisation » (FO-CGT) pour les entreprises abusant des CDD et de l'intérim. Pour d'autres, l'enjeu est plutôt de « la faire baisser pour les entreprises » (CFDT). Selon la CGT, la précarité coûte 7 milliards d'euros et ne rapporte que 1 milliard à l'Unedic.


Carmela Riposa




Un Calendrier marqué par les éléctions prud'homales

Les discussions se poursuivront les 7 et 25 nopvembre puis les 5, 9, 16 et 23 décembre. Ce calendrier montre une accélération de la négociation après les éléctions prud'homales du 3 décembre ou syndicats et patronats vont solliciter les suffrages des salariés et des chefs d'entreprise. Certains syndicats n'ont pas exclu une rallonge en janvier si besoin même si l'actuelle convention d'assurance-chômage expire au 31 décembre.

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