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ASP Serveur, le bras armé d’Econocom dans le cloud, veut jouer dans la cour des grands

Ridha Loukil , ,

Publié le

Pour s’imposer sur le marché, ASP Serveur, le bras armé d’Econocom dans le cloud, a choisi de se spécialiser dans les services à valeur ajoutée pour grands comptes. Un positionnement de haute couture qui le confronte à des mastodontes comme IBM, Atos ou Neurone IT.

ASP Serveur, le bras armé d’Econocom dans le cloud, veut jouer dans la cour des grands
Sébastien Enderlé, PDG-fondateur d'ASP Serveur
© ASP Serveur/DR

ASP Serveur n’est que l’un des petits poucets français du cloud d’infrastructure. Et pourtant il n’a pas peur de jouer dans la cour des grands. "Nous faisons face à des mastodontes comme IBM, Atos ou Neurone IT, confie à L'Usine Nouvelle son PDG-fondateur Sébastien Enderlé. Nous parvenons à nous imposer grâce à la résilience et la qualité de notre infrastructure."

Services à valeur ajoutée pour grands comptes

Fondé en 1998 à La Ciotat, près de Marseille,  ASP Serveur a choisi dès le départ d’éviter les services banalisés où la bataille se joue essentiellement sur les prix. Il a préféré miser sur le segment haut de gamme du cloud. "Nous nous adressons à des grands comptes comme les entreprises du CAC 40, explique le patron. Parmi nos clients figurent le ministère de l’Education nationale, la caisse nationale d’assurance-maladie, la Poste, Veolia et Showroomprivé. Nous nous distinguons par nos services à valeur ajoutée en termes de sécurité, disponibilité ou proximité."

La société compte 35 personnes, toutes en France, et affiche un chiffre d’affaires de 6,4 millions d’euros en 2017, en bond de 33%. Depuis août 2014, elle fait partie de la galaxie d’Econocom, un groupe français de services du numérique de 10 000 personnes et 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Une appartenance sur laquelle Sébastien Enderlé mise pour franchir une nouvelle étape. "Nous agissons comme le bras armé d’Econocom dans le cloud en tandem avec Nexica, un autre satellite de la galaxie du groupe, explique-t-il. Ceci va accélérer notre développement et nous aider à atteindre un chiffre d’affaires de 20 à 30 millions d’euros dans 5 ans."

Aucune interruption de service depuis 2008

ASP Serveur affute sa spécificité. Il s’appuie aujourd’hui sur deux datacenters, l’un en propre à la Ciotat, l’autre loué chez l’hébergeur informatique Interxion à Marseille. La qualité de son infrastructure est au cœur de la stratégie de la société. "Nous mettons un point d’honneur à garantir une disponibilité de 100%, assure son président. Depuis 2008, nous ne déplorons aucune interruption de service. Showroomprivé, qui est notre client depuis cette date, en témoigne. C’est la preuve de la résilience de notre infrastructure. L’incident qui a frappé OVH en 2017 dans ses datacenters à Roubaix et Strasbourg ne peut pas nous arriver."

Les datacenters sont régulièrement audités pour vérifier qu’ils offrent les garanties les plus élevées (classe 4 dans le jargon du métier). Le dernier audit remonte à la fin de 2017. Il s’inscrit dans un investissement de 1 million d’euros qui comprend aussi l’extension de la capacité de 20%. ASP Serveur n’envisage pas l’ouverture de nouveaux centres de données. L’effort porte plutôt sur le développement d’un portail de gestion multi cloud. "Nous voulons nous démarquer sur le marché, martèle Sébastien Enderlé. L’utilisation du cloud d’un seul fournisseur n’existera pas. Tous les cabinets d’études de marché le disent. Demain, les clients privilégieront des configurations multi-cloud combinant les services de plusieurs fournisseurs mais gérant tout à travers un et même panneau de contrôle. C’est cette interface de gestion multi-cloud que nous allons proposer. Nous la voulons plus ergonomique et plus simple à utiliser que ce que propose Amazon."

Visées européennes

En test chez certains clients, cette plate-forme sera lancée en juin 2018. Elle devrait servir de rampe d’intégration au sein du groupe Econocom. "Nous allons l’utiliser pour livrer les services cloud du groupe, explique Sébastien Enderlé. Pour cela, nous comptons nous appuyer sur l’infrastructure d’Econocom en complément de la nôtre. Cette infrastructure comprend aujourd’hui huit datacenters à raison de deux par pays. Elle couvre la France, l'Espagne, la Belgique et le Luxembourg. Son extension à des pays comme l’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne est en projet. Notre ambition est de devenir clairement un acteur européen du cloud à haute disponibilité."

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