Ascometal va investir à Saint-Saulve et Leffrinckoucke

Après être entré en négociation exclusive avec Vallourcec pour une prise de participation majoritaire dans son aciérie de Saint-Saulve (Nord), Ascometal précise ses orientations vers le marché de l’automobile et la production d’hydrogène.

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Ascometal va investir à Saint-Saulve et Leffrinckoucke

Le groupe Ascometal est entré en négociation exclusive avec Vallourec en vue d’acquérir une participation majoritaire (60%) dans l’aciérie de ce dernier, basée à Saint-Saulve (Nord). Dans ce cadre, des éléments essentiels de ce dossier sont peu à peu précisés. Dans son communiqué de presse du 21 juillet 2016, et, plus récemment, dans un document transmis aux syndicats, Ascométal annonce son intention de réaliser d’importants investissements. Ainsi, le leader européen de la production d’aciers spéciaux prévoit d’investir 6 millions d’euros sur le site de Saint-Saulve.

L’enjeu est d’atteindre une production annuelle d’acier de 275 000 tonnes répartis à hauteur de 175 000 tonnes pour Ascometal et 100 000 tonnes pour Vallourec (alors que la capacité de production est deux fois supérieure). Ascométal envisage de faire évoluer l’aciérie de Saint-Saulve "pour produire des barres d’acier de différents diamètres et développer de nouveaux grades d’aciers, permettant l’accès à des marchés nouveaux pour l’aciérie et notamment le marché automobile". L’aciérie devrait également alimenter en demi-produits issus de la coulée continue, l’usine Ascométal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Là encore, l’objectif est d’orienter le site méditerranéen vers de nouveaux marchés, dont celui des roulements.

Pour son site historique de Leffrinckoucke, près de Dunkerque (Nord) Ascométal prévoit une transformation majeure. L’aciérie va bénéficier d’un investissement de 25 millions d’euros afin d’être reconvertie dans la production de poudre métalliques atomisées au gaz. L’objectif est une nouvelle fois d’orienter la production vers de nouveaux marchés, dont celui de l’automobile. Cette annonce s’inscrit dans un programme né d’un partenariat avec la société française Metalvalue. "La métallurgie des poudres permet de grosses économies de matière première et d’énergie ainsi qu’une réduction des cycles de fabrication", avaient déclarées, dans un communiqué commun, les deux entreprises en janvier 2016.

L’arrêt de l’aciérie de Leffrinckoucke

La conséquence de cette nouvelle orientation est double : d’une part, elle va entraîner l’arrêt d’ici juillet 2017 et la reconstruction de l’aciérie de Leffrinckoucke et, d’autre part, par effet induit, la suppression de 179 emplois sur les 540 présents sur le site. Un plan social, en cours de préparation, envisage un accompagnement des salariés concernés durant trois ans, des propositions d’emplois dans le bassin industriel de Dunkerque, l’instauration d’une prime de départ volontaire, une aide à la reconversion, ou encore des perspectives d’embauches prioritaires sur les nouvelles installations en 2019.

Au-delà de l’aciérie, Ascométal confirme son intention d’installer, à Leffrinckoucke, une nouvelle cage finisseuse pour le laminage des pièces produites à Saint-Saulve pour 15 millions d'euros d'investissement ainsi qu’une unité de production d’hydrogène. Cette dernière serait d’une puissance de 500 mégawatts et devrait générer un investissement de 350 millions d’euros avec une création de 200 emplois. Un programme similaire est envisagé pour le site de Fos-sur-Mer. Le montage financier de ces deux vastes opérations reste toutefois à préciser.

Francis Dudzinski

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