Quotidien des Usines

Ascométal va fermer son usine du Cheylas

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Confronté à un problème de financement, le fabricant d’aciers spéciaux Ascométal ne souhaite pas conserver son unité du Cheylas, en Isère, qui emploie 110 personnes. La vente de ses deux centrales hydrauliques est aussi envisagée.

Ascométal va fermer son usine du Cheylas
Site Ascométal du Cheylas.
© Google Maps

Le sort de l’usine du Cheylas (Isère) d’Ascométal est scellé. Quel que soit le projet qui sera choisi pour sauvegarder l’activité de la société, cette unité de 110 personnes spécialisée dans les ressorts pour l’automobile sera supprimée.

Fortement endetté par suite de son rachat par le fonds Apollo, Ascométal doit rétablir son besoin en fonds de roulement. Le premier schéma prévoit un apurement d’une grande partie des dettes contractées auprès des banques américaines Morgan Stanley et Bank of America, qui deviendraient actionnaires de la société à hauteur de 49 %. Apollo conserverait la majorité (51 %). Ce plan prévoit un engagement de l’Etat de 35 millions d’euros et la vente des deux centrales hydrauliques iséroises qui pourraient rapporter quelque 40 millions d'euros à Ascométal. L’ensemble des sites serait conservé à l’exception de celui du Cheylas, dont les machines seraient transférées à Hagondange (Moselle) et à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).

Abandon de la filière "ressorts"

Le second montage est axé autour de l’entrée au capital du fonds de retournement Anchorage, qui souscrirait une sorte de financement relais pendant quatre mois, le temps de faire un état des lieux de la société et d’arrêter éventuellement un plan d’investissement sur trois ans. Le fonds Anchorage abandonnerait la filière "ressorts", condamnant ainsi l’usine du Cheylas. Les salariés qui perdront leur emploi pourront bénéficier des mesures du précédent plan de sauvegarde de l’emploi de 2011, notamment de primes extralégales.

"On assiste à la mort lente du site depuis 2008", observe Alain Suarez, délégué syndical CGT. Les effectifs salariés sont passés de 525 à un peu plus de 110 personnes en 2013, dont une dizaine affectée aux deux centrales hydrauliques. "L’usine était intégrée lorsqu’elle a été rachetée par Ascométal, elle comprenait une aciérie. On était alors leader européen des ressorts, explique le syndicaliste. Après la fermeture de notre aciérie, on a perdu la maîtrise de la qualité et des délais."

Fabricant d’aciers spéciaux, Ascométal dispose de trois autres sites de production. Dunkerque (Nord) est tourné vers le secteur de l’énergie, Hagondange fournit des constructeurs automobiles, Fos-sur-Mer est dédié aux roulements à billes et à l’énergie. L’entreprise emploie globalement quelque 1 800 personnes.

Vincent Charbonnier

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