Quotidien des Usines

Ascometal repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach

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Publié le , mis à jour le 29/01/2018 À 09H53

Le tribunal de Strasbourg a retenu l'offre du suisse Schmolz + Bickenbach pour reprendre le fabricant d’aciers spéciaux Ascometal, qui emploie 1.300 salariés sur cinq sites en France, a-t-on appris lundi 29 janvier auprès du greffe de Strasbourg.

Ascometal repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach
Le tribunal de Strasbourg a retenu l'offre du suisse Schmolz + Bickenbach pour reprendre le fabricant d’aciers spéciaux Ascometal, qui emploie 1.300 salariés sur cinq sites en France. /Photo d'archives/REUTERS/Ina Fassbender
© Ina Fassbender

L'offre de reprise de Schmolz + Bickenbach préférée à celle de l'anglo-indien Liberty House. Le tribunal de commerce a retenu l'offre du suisse pour reprendre le fabricant d'aciers spéciaux Ascometal, a-t-on appris lundi 29 janvier auprès du greffe de Strasbourg. La reprise sera effective à compter du 1er février. Ascometal emploie actuellement 1 300 salariés sur cinq sites en France.

La chambre commerciale a préféré l’offre de l’entreprise suisse, qui possède des usines en France et en Allemagne et figure parmi les principaux producteurs mondiaux d’aciers spéciaux, à celle de l’anglo-indien Liberty House, un groupe diversifié qui multiplie les acquisitions dans divers domaines de l’industrie des métaux.

Les deux candidats avaient présenté des offres globales qui devaient préserver l’essentiel des emplois d’Aso Industries, Ascometal étant le nom de la holding. Le groupe S + B proposait d’investir 195 millions d’euros dans l’entreprise. Liberty en annonçait 300 mais sollicitait des financements publics.

S + B va accompagner Ascoval 2 ans

L’entreprise britannique souhaitait notamment reprendre l’aciérie Ascoval, une coentreprise entre Ascometal et Vallourec, qui emploie 300 personnes à Saint-Saulve, dans le Nord, en contrepartie d’une aide de la région Hauts-de-France et d’un prêt de Vallourec. Schmolz + Bickenbach s’engageait seulement à accompagner l’aciérie pendant deux ans en lui fournissant de l’activité.

L’offre de Liberty avait la préférence de la direction d’Ascoval et des administrateurs judiciaires. Celle de Schmolz + Bickenbach avait cependant été jugée financièrement plus crédible par le procureur. Les syndicats étaient de leur côté partagés.

Ascometal, une entreprise issue du groupe Usinor-Sacilor, dont le siège est à Hagondange, en Moselle, avait déposé son bilan en novembre, trois ans après avoir été repris par Franck Supplisson, un ancien directeur de cabinet d’Eric Besson quand celui-ci était ministre de l’Industrie.

Pour Reuters, Gilbert Reilhac, édité par Simon Carraud

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