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L'Usine Maroc

Arrivée de Latecoere, usines en travaux... l’aéronautique continue son envol au Maroc

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Publié le

L’implantation de Latecoere au Maroc a été annoncée, celle d’un géant du composite et d’une vingtaine de sous-traitants de Stelia aussi lors des Aerospace Meetings de Casablanca le mardi 6 octobre. Le secteur aéronautique marocain continue à attirer les investissements étrangers. Même si le volume des exportations peine à décoller.

Arrivée de Latecoere, usines en travaux... l’aéronautique continue son envol au Maroc
Hamid-Benbrahim-El-Andaloussi president de GIMAS aeronautique Maroc
© dr
Suite à la déclaration de Benbrahim El Andaloussi "L’usine Bombardier est pleinement opérationnelle et son management réfléchit à son expansion d’ici la fin de l’année", L'Usine Nouvelle a reçu de Bombardier la précision que le constructeur canadien avait l'espace suffisant pour son activité marocaine et sans remettre en cause tout projet d'extension de son usine dans le futur, n'envisage d'expansion de son usine d'ici la fin de l'année.

"La montée en puissance de cet évènement, au cours duquel 4500 rencontres BtoB sont prévues, contre 2000 en 2011, prouve qu’une véritable base aéronautique s’est édifiée au Maroc. Elle est désormais présente dans tous les benchmarks des entreprises aéronautiques comme lieu d’implantation possible", a assuré fièrement Hamid Benbrahim Al Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas), en ouverture de la troisième édition des Aerospace Meetings de Casablanca, hier, mardi 6 octobre 2015.

L’occasion de faire le point sur les derniers développements du secteur.

Latecoere aussi

"Je crois que ce n’est plus un secret pour personne, Latecoere a également pris la décision de s’implanter au Maroc", a affirmé le président du Gimas, par ailleurs délégué général de Safran au Maroc. Après avoir longtemps mis en balance la Tunisie et le Maroc, puis avoir créé Latecoere Services en Tunisie, la société française spécialiste des aérostructures, des systèmes d’interconnexion aurait donc finalement, selon lui, décidé de venir au Maroc. Une information toutefois non encore confirmée par l'industriel français

"Aujourd’hui, un géant du composite et une vingtaine de PME, partenaires de Stelia, dont la construction de l’usine a démarré il y a un mois pour être opérationnelle en juillet 2016, envisagent de s’installer au Maroc", lance également Hamid Benbrahim El Andaloussi.

Annoncée en juillet 2014, l’usine d’assemblage de composants aéronautiques d'Aerolia - devenue Stelia le 1er janvier 2015 avec la fusion Aerolia-Sogerma – a pris beaucoup de retard comme l'avait explique son PDG à L'Usine Nouvelle lors du dernier Bourget.

Ses équipes travaillent donc dans une usine provisoire à Nouaceur, non loin du parc industriel dédié en zone franche Midparc et de l’aéroport Mohammed V de Casablanca.

Stelia prévoit d’investir au total 40 millions d’euros et de créer immédiatement 400 emplois. Cette filiale d'Airbus a acheté 31 000 m² au Midparc.

"L’usine Alcoa est [quant à elle] terminée", a-t-il précisé. Alcoa Fastening System, qui dispose déjà d’une filiale à Bouskoura, a acheté 10 000 m² au sein du Midparc. 

"L’usine Bombardier est pleinement opérationnelle et son management réfléchit à son expansion d’ici la fin de l’année", révèle le président du Gimas.

Une extension programmée dès l’achat du terrain au sein du Midparc. Bombardier dispose d’un terrain viabilisé mitoyen à son usine dans la perspective prochaine de deux extensions.

Au total, Bombardier a acheté 55 000 m² de terrains industriels au sein du Midparc, dont 14 000 m² seulement sont occupés par l’usine actuelle (photo ci-dessous).

"Nous comptons aujourd’hui 260 employés [850 sont annoncés d’ici 2020, ndlr] et nous prévoyons multiplier par deux le chiffre d’affaires de nos fournisseurs pour le site de Casablanca d’ici 2017 et atteindre 41 millions de dollars de pièces en 2024", précise Pascal Dubé responsable des achats et de la chaîne des fournisseurs pour le Maroc chez Bombardier.

Par ailleurs, tandis que les travaux d'extension de l’Institut des Métiers de l’aéronautique devraient bientôt débuter, "il a été décidé de créer un institut spécialisé dans le middle management car c’est ce qui nous manque le plus aujourd’hui notamment pour l’ingénierie. Il répondra aux besoins des industriels des secteurs aéronautiques, mais aussi automobiles et ferroviaires", annonce Haid Ben Brahim Al Andaloussi.

Le secteur aéronautique marocain continue donc à se développer. Même si cela tarde à se traduire dans les chiffres : en effet les exportations telles qu'elles sont estimées par l'Office des changes stagnent depuis plusieurs semestres, ce qui s'expliquerait peut-être par un biais statistique sur ce secteur ou par l'importance de cessions internes entre équipementiers déjà présents dans le royaume.

En attendant, l'aéronautique s’apprête aussi à recevoir un nouveau soutien des pouvoirs publics puisque les écosystèmes possédant un fort potentiel de croissance et d’offre exportable ont été ciblés dans le cadre du Plan d’accélération industrielle et annoncés fin juillet par le ministère de l’Industrie et du Commerce Moulay Hafid Elalamy.

Quatre écosystèmes complets

"Nous avons identifié quatre écosystèmes complets - l’assemblage, EWIS (Système électrique-câblage et harnais), MRO (entretien, réparation et révision), ainsi que de l’ingénierie - et une feuille de route pour 2020 pour chacun d’eux", a détaillé Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, hier à Casablanca.

Ceux-ci, selon lui doivent "permettre de créer 23 000 nouveaux emplois d’ici 2020 [contre 11 000 aujourd’hui, ndrl], d’atteindre une chiffre d’affaires de 16 milliards de dirhams [contre 11 milliards aujourd’hui, ndlr] pour un taux d’intégration locale de 35%, d’attirer 100 nouveaux opérateurs du secteur [pour 110 entreprises aujourd’hui]. Nous disposons pour atteindre ces objectifs du Fonds de développement industriel de 3 milliards de dirhams par an et de différents appuis aux TPME »,

« Pour les écosystèmes aéronautiques nous avons une offre de valeur réalisée en fonction des besoins du Gimas financé directement par le ministère de l’Industrie et du Commerce, précise Mounir Zraidi, responsable de la distribution et des programmes d’appui à l’ex-Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) devenue Maroc PME. Nos aides vont à la certification produire, au co-développement, au parrainage de donneurs d’ordre … Les filiales des entreprises étrangères, pour peu qu’elles répondent aux critères, peuvent également bénéficier de ces aides."

Pour Hamid Benbrahim Al Andaloussi, l’objectif est simple, il s’agit comme il 'a souvent expliqué pour le Maroc d’être "à l’Europe, ce que le Mexique est aux Etats Unis en terme de disponibilité et de sécurité des ressources…".

Julie Chaudier à Casablanca

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