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« Arrêtons avec l’épouvantail de la fin du salariat »

Christophe Bys

Publié le

Entretien

« Arrêtons avec l’épouvantail de la fin du salariat »

Comment interprétez-vous la condamnation d’UberPop ?

Nous avons lancé le service UberPop parce que, à l’époque, rien n’interdisait un transport à la demande entre particuliers répondant à un besoin différent des transports existants. Nous sommes pour la réglementation, y compris pour le côté social, mais il faut qu’elle permette l’innovation et garantisse une véritable concurrence.

Êtes-vous en faveur de davantage de protection des chauffeurs ?

Toutes les questions doivent être posées, elles ne nous font pas peur. Il est sain que les pouvoirs publics s’interrogent sur les nouvelles formes de travail. Et il n’est pas surprenant qu’ils souhaitent les encadrer pour qu’on ne se retrouve pas dans un monde ultralibéral dont l’Europe sociale-démocrate ne veut pas. Oui, il faut des protections pour les chauffeurs. Comment fait un chauffeur s’il se casse une jambe ? On veut qu’il accède à une assurance maladie, de la même manière qu’un salarié. Reste à savoir qui les finance et comment. Réfléchissons sur ces thèmes-là et arrêtons avec l’épouvantail de la fin du salariat.

Que serait une bonne régulation, selon vous ?

Je trouve que le débat en France tel qu’il s’est organisé a raté l’essentiel : comment gérer au mieux la transition en disant clairement qu’on n’allait pas interdire l’innovation, car elle bénéficie aux consommateurs. Le débat fut parfois très anxiogène, très négatif, avec des détériorations de voitures, des blocages de routes. Il fallait intervenir tout de suite pour dire que ce n’était pas possible et organiser un débat serein. Une intervention des pouvoirs publics est nécessaire, par exemple sur la transition des taxis. Mais on gagnerait à laisser le secteur s’autoréguler et à trouver des solutions sur certains points. Les nouveaux modes de consommation, de travail, ne peuvent pas être régulés comme les anciens. Les nouvelles règles doivent être proportionnées à l’objectif poursuivi. Dans un pays social-démocrate tel que la France, un filet de sécurité est souhaitable. Nous sommes d’accord pour que les chauffeurs aient un certain nombre de protections sociales. Le RSI en est une significative, même si ce régime imparfait est critiqué.

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