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Arnaud Montebourg, super-ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique

Solène Davesne , ,

Publié le

Analyse L'ex-ministre du Redressement productif voit son périmètre élargi lors du remaniement. Désormais, Arnaud Montebourg pilotera la stratégie économique du pays.

Arnaud Montebourg, super-ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique © Pascal Guittet

Arnaud Montebourg monte en grade. Le ministre du Redressement productif hérite d’un portefeuille élargi de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique. En cela, son portefeuille ressemble fort au super-ministère confié à Dominique Strauss-Kahn puis Laurent Fabius sous le gouvernement Jospin. Hormis au début du gouvernement Fillon, où l’industrie avait tout simplement été "oublié" de l’intitulé des ministères, c’est aussi cette configuration qui avait prévalu pour Christine Lagarde puis François Baroin ces dernières années.

En cela, Bercy revient à une configuration plus classique et met fin à une incongruité du précédent gouvernement : la présence inédite de pas moins de sept ministres – dont quatre de plein exercice – à Bercy a contribué à bon nombre de couacs. Entre Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, les relations ont très vite tourné à l’orage et la cotutelle des deux ministres sur certains services – comme l’agence des participations de l’Etat – a finalement donné peu de résultats.

Seul pilote du Trésor

Arnaud Montebourg devrait donc désormais être le seul pilote de la puissante administration du Trésor, tandis que Michel Sapin, devenu ministre des Finances et des Comptes publics devrait surtout piloter la direction générale du Budget. Un changement qui ne manque pas de sel alors que le ministre du Redressement productif n’avait pas ménagé ses coups contre une administration qu’il proposait de "démanteler" en septembre 2012 estimant que "le Trésor n’est pas loyal avec la pensée du gouvernement. Son orientation est clairement ultralibérale. Les modèles économiques qu'il utilise pour bâtir ses prévisions sont libéraux".

En devenant seul maître à bord sur l’économie, Arnaud Montebourg étend considérablement son champ de compétence. Il devrait désormais être en charge notamment des questions cruciales de financement des entreprises. Les marchés financiers, l’orientation de l’assurance-vie vers les PME ou les réglementations bancaires mais aussi le pilotage de la banque publique d’investissement – pour laquelle il s’était durement affronté avec Pierre Moscovici - devraient désormais être de son ressort.

Quid de l'Europe

En revanche, le ministre aura probablement plus de mal à affirmer ses choix en matière d’énergie, notamment pour le nucléaire et l’exploration du gaz de schiste face à Ségolène Royal, qui hérite d’un grand ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie.

Reste une inconnue : Qui négociera à Bruxelles ? Si Michel Sapin devrait être le garant du respect des 3 % auprès de la Commission, il n’est pas clair qui des deux locataires de Bercy portera la voix de la France lors des conseils des ministres de l’Economie et des Finances européens.

Enfin, une dernière inconnue concerne le commerce extérieur, qui faisait l’objet d’une intense bataille entre Bercy et le quai d’Orsay. Selon l’intitulé du ministère, Laurent Fabius est désormais ministre des Affaires étrangères et du Développement international. Un intitulé qui pourrait regrouper la diplomatie économique.

Solène Davesne

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