Quotidien des Usines

Arnaud Montebourg prône le "made in France" chez Aubert et Duval

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Vidéo Le ministre du Redressement productif s'est rendu en Auvergne vendredi 19 octobre afin de visiter les deux nouvelles usines du groupe Eramet. L'occasion de prôner une fois de plus le "made in France".

Arnaud Montebourg prône le made in France chez Aubert et Duval © D.R.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, était en visite, vendredi matin 19 octobre, chez Aubert et Duval, aux Ancizes (Puy-de-Dôme), pour inaugurer deux nouvelles unités du groupe : le four IV 30 – il en existe moins de dix de ce type dans le monde – et l'usine de production de titane UKAD, opérationnelle depuis octobre 2011.

IV 30, qui représente un investissement de 40 millions d'euros, permettra de réaliser des lingots allant jusqu'à 10 tonnes afin de répondre aux besoins de pièces de très grandes dimensions qui nécessitent des superalliages ou des aciers de hautes performances, destinés essentiellement aux marchés de l'aéronautique et du nucléaire. "Cet équipement va permettre à Aubert et Duval de multiplier par quatre sa capacité d'élaboration de métal sous vide", précise la direction du groupe.

"S'unir autour du made in France"

A quelques mètres de là, l'usine UKAD, une joint-venture à 50-50 réalisée avec les Kazakh d'UKTMP, tourne déjà à plein. Lancée l'an dernier, cet investissement de 47 millions d'euros permet d'approvisionner le marché mondial en pièces de titane. Une filière en forte croissance sur les secteurs de l'aéronautique.

Arnaud Montebourg, VRP du made in France, s'est dit impressionné par cette visite. "Nous sommes dans une situation difficile, nous perdons beaucoup d'emplois. Mais nous avons aussi des usines nouvelles qui sont au top mondial, un savoir-faire extraordinaire, des chefs d'entreprise qui sont des génies de la création qu'il faut encourager. La France doit s'unir autour de son industrie et de son ‘made in France’ qui doit revivre", a déclaré le ministre.

Au total, ce sont 150 millions d’euros d'investissement qui ont été réalisés par Aubert et Duval dans le Puy-de-Dôme au cours de ces quatre dernières années, avec à la clé une centaine d'emplois créés. En 2013, une nouvelle presse de matriçage PS 27 sera inaugurée à Issoire.

Ci-dessous, le reportage réalisé par France 3 Auvergne à l'occasion de la visite du ministre

 

 

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1 commentaire

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19/10/2012 - 23h13 -

M. Montebourg, je veux bien consommer français, mais moi, j'aimerais bien que vous parliez français. En effet, que vient faire ce "MADE IN FRANCE", expression anglaise s'il en est, dans la bouche et sous la plume d'un ministre de la République française ?
Au Québec, pays où l'on sait que l'anglicisation est le signe avant-coureur de l'assimilation totale à l'anglais, on emploie l'expression "FAIT AU QUÉBEC", pourquoi en France, ne dirions-nous pas alors, sur le même canevas, "FAIT EN FRANCE" pour désigner les produits fabriqués en France ?
Notre engouement à angliciser notre vocabulaire, et par delà notre goût immodéré à vouloir parler anglais, inquiète bon nombre de francophones à travers le monde qui se demandent dès lors s'ils ont fait le bon choix avec le français, alors que les Français eux-mêmes ont l'air de ne plus se satisfaire de leur langue.
Dernièrement le Président du Gabon, M. Ali Bongo, constatant que les Français étaient de plus en plus colonisés par l'anglais (leurs diplomates s'expriment souvent en anglais, bon nombre de jeunes chanteurs chantent en anglais, leurs chercheurs et savants publient en anglais, les publicités transpirent l'anglais, de nombreux parents sont prêts à envoyer leur progéniture en déportation en Angleterre pour qu'elle apprenne l'anglais natif, l'école française donne la priorité à l'enseignement de l'anglais, on enseigne même en anglais dans certaines grandes écoles et universités, etc.) a dit pourquoi ne pas faire comme les Français, c'est-à-dire pourquoi ne pas livrer mon pays à l'anglais. Ainsi le Gabon, pays francophone, pourrait basculer à l'anglais comme l'a fait le Rwanda en 2009 et comme le Burundi pourrait le faire aussi.
Alors de grâce, messieurs et mesdames, les politiciens, cessez de participer à l'anglicisation générale, surveillez votre vocabulaire et ne découragez pas ceux qui croient encore au français, langue internationale, et à la Francophonie.
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