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Arnaud Montebourg, le Don Quichotte de l'industrie

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Analyse Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, vient de perdre une bataille -politique au moins- celle d'ArcelorMittal à Florange. Sa stratégie de patriotisme économique l'avait conduit à prôner la nationalisation du site. Finalement, elle aura transformé ce défenseur de l'industrie en Don Quichotte des usines.

Arnaud Montebourg, le Don Quichotte de l'industrie © Le Grand Journal

Il était de toutes les batailles, sur tous les fronts industriels : Lejaby, PSA, Petroplus… Le défenseur du Made in France portait à merveille le costume de sauveur des ouvriers de l’hexagone. Modèle de couple parfait avec Audrey Pulvar, Arnaud Montebourg faisait aussi figure de gendre idéal. Franchement, vous lui donnez 50 ans ?

Et puis, le 19 octobre, il y eut la couverture de Vogue du Parisien Magazine. Le ministre du redressement productif y arborait fièrement une marinière Armor Lux afin de promouvoir les produits français. Même la patronne du Medef avait trouvé "la photo très sexy". Bref Arnaud Montebourg avait la cote et nul ne pouvait plus mettre en doute sa baraqua lorsque, le 29 novembre, un sondage de Tilder-LCI-OpinionWay montrait que les français soutenaient majoritairement sa proposition de nationalisation du site de Florange d’ArcelorMittal. Arnaud Montenourg avait conquis le cœur du pays.

Mais ça c’était avant. Avant que, ce vendredi 30 novembre 2012, le premier ministre Jean-Marc Ayrault ne tranche : aucun repreneur mystérieux (il s’agissait du président du FC Metz, comme l’a révélé le Nouvel Observateur) ne viendra injecter 400 millions d’euros pour sauver le site de Florange et il n’y aura pas non plus de nationalisation. Mittal reste le patron du site en échange de sa promesse d’y injecter 180 millions d’euros sur cinq ans (contre 150 millions en temps normal, bel effort). Les ouvriers se sentent trahis et tout s’effondre pour l’éloquent bellâtre. "La méthode Montebourg désavouée" titre le Figaro. Libération frappe encore plus fort : "Laminé, Montebourg était prêt à s’en aller."

Samedi matin face à François Hollande le héraut du Made in France, séparé depuis une semaine d’Audrey Pulvar,  a failli jeter l’éponge. Le président a tout de même réussi à l’empêcher de claquer la porte. Malgré tout, ni le communiqué de soutien de Matignon soulignant "la mobilisation […] du ministre du redressement productif", ni le passage du principal intéressé au 20h de TF1, dimanche 02 décembre, n’auront convaincu : le mal être demeure, Arnaud Montebourg a un genou à terre.

Lakshmi Mittal a gagné, donnant le sentiment que l’omniprésence d’Arnaud Montebourg dans ce combat ne fut que gesticulations dans le vent.

Charles Foucault

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2 commentaires

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04/12/2012 - 11h40 -

Assez curieux tout de même votre raisonnement car au final, le seul qui ait cédé à Mittal c'est bien Ayrault et pas Montebourg.
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Nom profil

04/12/2012 - 08h29 -

De toute façon son combat est perdu d'avance, face aux produits chinois qui rentrent librement (sans taxe) en Europe ! La France ne combat pas la concurrence déloyale exercée par les pays lowcost ! Donc après Mittal, c'est PSA, demain ça sera Faurecia, après Valéo,.. etc, toutes les usines ferment et délocalisent !
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