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Arnaud Montebourg : "En Saône-et-Loire, nous demandons l’écotaxe !"

Solène Davesne , , , ,

Publié le

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a lancé, lors des Assises de l'industrie organisées par L'Usine Nouvelle, qu'il était favorable à un maintien de l’écotaxe, dont la mise en œuvre a été reportée par le gouvernement. "Sans cela, ce sont les contribuables qui devront payer pour l’entretien des routes" , estime Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg : En Saône-et-Loire, nous demandons l’écotaxe !
Thibaut de Jaegher et Arnaud Montebourg lors des Assises de l'industrie 2013
© Charles Foucault

Sommaire du dossier

Suspendue certes mais pas question de la supprimer. Arnaud Montebourg, s’oppose à une disparition pure et simple de l’écotaxe poids-lourds. "Nous, en Saône-et-Loire, nous demandons l’écotaxe !", a assuré le ministre du Redressement productif, ancien président du conseil général. En Saône-et-Loire, "c’est parce qu’on avait l’écotaxe que des travaux de mise en sécurité étaient prévus sur l’axe Centre-Europe Atlantique", un axe d’Est en Ouest très fréquenté par les poids lourds et sur lequel les accidents graves sont fréquents.

Sans cette taxe payée par les transporteurs, "on devra faire appel aux contribuables" pour entretenir le réseau routier, assure Arnaud Montebourg. Pour le ministre, la privatisation des autoroutes a privé l’Etat des ressources des péages pour financer les travaux d’entretien des routes. Même si "nous devons rediscuter de modalité", le problème pour le ministre est avant tout "européen". "Les Alsaciens demandent l’écotaxe car les camions traversant l’Allemagne, où s’applique une écotaxe, préfèrent passer en Alsace", assure-t-il.

Cette déclaration du ministre intervient au moment même où l’on apprend que le parquet de Nanterre a rouvert une enquête sur l’attribution du contrat de la collecte de l’écotaxe à Ecomouv’.

"Le CICE n'est pas une usine à gaz"

Un an après la mise en place du pacte de compétitivité, le ministre a ensuite défendu le crédit d’impôt compétitivité emploi, "qui n’est pas une usine à gaz". "Il faut laisser la politique de compétitivité s’accomplir", assure Arnaud Montebourg. La mesure phare des 35 mesures adoptées par le gouvernement pour redresser l’industrie doit représenter un coup de pouce de 10 milliards d’euros pour les entreprises en  2014, puis 20 milliards d’euros en rythme de croisière. "Est-ce suffisant ? Nous le saurons dans six mois. Nous pourrons en reparler", estime le ministre.

Pour Arnaud Montebourg, la dégradation de notre compétitivité a déjà été interrompue. "Selon Coe-Rexecode, la hausse coût du travail en France cette année est de 0,4 % contre 1,6 % en Allemagne et 2 % en Italie", assure-t-il.

Solène Davesne, aux Assises de l'industrie

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