Arnaud Montebourg défend la filière ferroviaire

Le ministre du Redressement productif s’est rendu vendredi 11 janvier à l’usine d’Alstom de Petite-Forêt (Nord), où s’est tenu le comité stratégique de la filière ferroviaire.

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Arnaud Montebourg défend la filière ferroviaire

"Bichonner les PME de l’industrie ferroviaire." "Mettre les bouchées doubles sur l’innovation technologique du train." "Défendre le patriotisme économique". Vendredi 11 janvier, à l’usine d’Alstom de Petite-Forêt (Nord), où s’est tenu le comité stratégique de la filière ferroviaire, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a affiché son intention de soutenir le l'industrie ferroviaire tricolore. Deux autres ministres étaient venus en renfort : Nicole Bricq (Commerce extérieur) et Frédérique Cuvillier (Transports).

Ce secteur est malmené depuis quelques années. Il a perdu 2000 emplois (sur 20 000) entre 2010 et 2011, et son chiffre d’affaires est passé de 4,8 milliards d’euros à 4,23 au cours de la même période. Les raisons ? Des faiblesses structurelles, peu de cohésion entre les différents acteurs et un marché mondial fortement concurrentiel, avec la place de plus en plus importante et imposante des acteurs asiatiques. Autant d’inquiétudes pour cette filière qui aimerait garder sa troisième place mondiale, voire s'imposer à la deuxième place mondilale du podium.

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"A terme, ce secteur créera 8 000 emplois et rapportera 1,5 milliard d’euros à l’Etat", a expliqué le vice-président du comité stratégique de la filière ferroviaire, Louis Nègre. "Les donneurs d’ordre doivent fonctionner main dans la main avec les PME, car ce sont elles qui créent des emplois et rendent cette industrie attractive", a martelé le ministre du Redressement productif. S’inspirant de ce qui se fait en Allemagne, Arnaud Montebourg veut que la filière ferroviaire tricolore se fédère pour être plus compétitive. "Nous devons fonctionner comme une meute."

Un fond de 40 millions d'euros, au travers du Fonds stratégique ferroviaire, sera mis à disposition des PME pour leur permettre de se développer, a précisé le ministre. Arnaud Montebourg veut que la France soit "à l’avant pointe de la technologie et de l’innovation". Le TGV du futur, qui verra le jour "d’ici cinq ans", sera "plus rapide, plus efficace et plus écologique".

Et enfin, pour faire face à la concurrence chinoise ou indienne, le ministre du Redressement productif arbore sa marque de fabrique : "Quand la commande publique est très importante, l’esprit du patriotisme économique doit triompher. Nous devons reconquérir les parts de marchés délocalisés".

L’Etat a prévu une enveloppe de 400 millions d'euros, qui pourrait aller jusqu’à 450 millions, pour financer le renouvellement des trains Intercités. Les modalités du renouvellement de ces trains d'équilibre du territoire devraient être arrêtées au cours des prochains mois. Le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, a précisé que le ministère de l'Economie allait étudier des solutions de portage adaptées, au travers des fonds d'épargne de la Caisse des dépôts par exemple, pour faciliter l'acquisition et le renouvellement des trains express régionaux (TER) par les régions, qui en ont la charge.

Au total, quelque 5 à 6 milliards d'euros de commandes potentielles pourraient être financées au cours des dix prochaines années, dont une possible commande de 40 nouvelles rames de TGV par la SNCF.

Timothée L’Angevin

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