Arnaud Montebourg conspué par les associations écologistes

A la veille de la conférence environnementale, les associations écologistes s’opposent vivement aux déclarations d’Arnaud Montebourg sur l’avenir du nucléaire.

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Arnaud Montebourg conspué par les associations écologistes

En définissant le nucléaire comme une filière d’avenir dimanche 26 août, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, s’était immédiatement attiré les foudres des alliés d’Europe Ecologie- Les verts. A commencer par Cécile Duflot, la ministre du logement, Pascal Durand, le secrétaire national d’EELV et Jean-Vincent Placé, sénateur EELV. Tous parlaient de propos isolés qui n’engagent que l’avis personnel du ministre.

Les associations écologistes reprennent désormais à leur compte la charge contre Arnaud Montebourg. Celles-ci sont conviées les 14 et 15 septembre à la grande conférence environnementale où la question énergétique sera prégnante. "Pourquoi débattre si on ne peut toucher au nucléaire ? A quoi bon réunir les associations, syndicats et élus si les décisions sont déjà prises et annoncées par le gouvernement ?", a déclaré Sortir du nucléaire à l’AFP. Greenpeace affirme que "ces déclarations renforcent la cacophonie du gouvernement sur la question de l'énergie".

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Un point d'acchoppement vif

Cette agitation autour d’un sujet énergétique est la troisième mésentente qui traverse la majorité. La première, en juin, avait eu lieu à propos de la Guyane, au large de laquelle Shell et Total ont obtenu des permis pour explorer un champ pétrolier prometteur. La ministre de l’énergie et de l’environnement, Nicole Bricq, avait perdu son poste après avoir décidé d’abroger ces permis.

Un autre débat avait brièvement opposé Arnaud Montebourg à Delphine Batho, la ministre de l’environnement, du développement durable et de l’énergie, autour de la fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation des gaz de schiste. Le premier appelait à réexaminer la question, tandis que la seconde réaffirmait l’interdiction d’une technologie non maîtrisée. Jean-Marc Ayrault, le premier ministre avait soutenu sa ministre de l’environnement.

Cette fois-ci, il sera plus difficile de trancher. La question nucléaire reste un point d’achoppement vif entre les socialistes et les écologistes. L’accord électoral pour les législatives entre les deux partis avait créé une vive polémique. Une version initiale de l’accord visait à stopper la filière de production de Mox (combustible nucléaire à base d’uranium et de plutonium) en France.

Cette mention, signée par les négociateurs du PS, avaient finalement été retiré de l’accord sans consultation d’EELV. Le candidat François Hollande s’était alors déclaré non-contraint par cet accord. Finalement, il s’est engagé "uniquement" à fermer la centrale de Fessenheim avant la fin de son mandat.

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