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Arnaud Montebourg acte le grand retour de l’Etat actionnaire

Solène Davesne , ,

Publié le

Analyse L’Etat a annoncé vouloir prendre 20 % du capital d’Alstom, après être monté au capital de PSA il y a deux mois.  

Arnaud Montebourg acte le grand retour de l’Etat actionnaire © D.R. - Ministère du Redressement productif

Sommaire du dossier

Le grand retour de l’Etat actionnaire ? Depuis un an, Arnaud Montebourg s’est en tout cas trouvé une nouvelle arme pour peser sur la stratégie et la survie des entreprises jugées stratégiques : s’inviter au capital. Coup sur coup, l’Agence des participations de l’Etat a été mise à contribution, dans les dossiers très symboliques d’Alstom et de PSA. Politiquement, la stratégie s’avère beaucoup plus gagnante que la "nationalisation" brandie par le ministre pour sauver les hauts-fournaux de Florange. Car les coûts pour l’Etat d’une prise de participation minoritaire sont plus limités. Sans compter les embroglios juridiques et les réticences idéologiques qui sont attachés aux nationalisations 

Fin d’un long feuilleton économico-financier, l’Etat devrait prendre 20 % du capital d’Alstom, en acquérant les deux tiers de la participation détenue jusqu’à présent par Bouygues, selon le ministre de l’Economie.  Le 29 avril dernier, les hauts fonctionnaires de l’agence des participations de l’Etat ont réalisé la montée de 14,1 % dans le capital du constructeur automobile PSA, avec l’achat de 69 866 666 actions. 

L’activisme de l’APE tranche avec ses opérations des années précédentes. L’an dernier, l’agence qui gère le patrimoine de l’Etat avait procédé à quatre opérations de cession d’actions, dans ADP, Safran ou EADS,  pour un montant de 1,9 milliards d’euros.

Prise en compte des intérêts industriels

Un changement qui s’inscrit dans l’évolution de la doctrine de l’Etat actionnaire, révisée en janvier 2014 par Arnaud Montebourg pour clarifier ses modes d’intervention. "Dans un contexte de grands enjeux de transitions économiques, technologiques et industrielles, l’État souhaite réaffirmer que son intervention en fonds propres est justifiée et nécessaire", rappelle la nouvelle doctrine, qui acte le passage d’une gestion purement patrimoniale des participations publiques à la prise en compte des intérêts industriels.

L’Etat actionnaire entend ainsi s’assurer le contrôle suffisant des "grands opérateurs de la filière nucléaire" mais aussi "accompagner le développement et la consolidation d'entreprises nationales, en particulier dans des secteurs et des filières stratégiquement determinantes pour la croissance économique nationale" . Deux raisons que l’Etat pourra évoquer pour défendre son entrée chez Alstom.

Solène Davesne 

 

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