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ARMEMENT TERRESTREGiat et Vickers feront cause communeFace à l'effondrement de leurs marchés, le français Giat et le britannique Vickers créent une société commune pour le développement et la commercialisation de la future génération de blindés lourds.

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ARMEMENT TERRESTRE

Giat et Vickers feront cause commune

Face à l'effondrement de leurs marchés, le français Giat et le britannique Vickers créent une société commune pour le développement et la commercialisation de la future génération de blindés lourds.



Aux grandes manoeuvres de l'aéronautique, les industriels de l'armement terrestre préfèrent la politique des petits pas. Giat Industries et le britannique Vickers viennent de se mettre d'accord pour créer une société commune pour le développement, les études de marketing et la commercialisation de la future génération de blindés lourds ainsi que la modernisation des actuels Leclerc français et Challenger 2 britannique, à venir dans quelques années. Toutefois, le périmètre exact de l'accord, encore à négocier, exclut la commercialisation de ces deux modèles de chars - actuellement en compétition en Turquie, Arabie Saoudite et Afrique du Sud - et les moyens de production des deux sociétés. Cet accord, qui devrait aider à " rationaliser les dépenses de développement des bureaux d'études, les approvisionnements et les frais commerciaux ", intervient alors que les deux groupes doivent faire face à l'effondrement de leurs marchés, tant nationaux qu'à l'exportation. Vickers, malgré son contrat de 20 chars à Oman, vient d'afficher un recul de 7 % de son chiffre d'affaires au 1er semestre 1998-1999 (528,7 millions de livres) et une perte opérationnelle de 5,7 millions de livres. Avec, pour conséquence, la suppression de 650 emplois dans son activité militaire et la fermeture programmée de son usine de Leeds (dans le nord de l'Angleterre), l'un de ses deux sites de production de chars avec Newcastle. Le français n'est pas mieux loti. Malgré la commande française pluriannuelle de 88 chars Leclerc, Giat Industries court, lui aussi, après les contrats qui prendraient le relais des dernières livraisons aux Emirats l'année prochaine. Faute de décrocher le contrat de 150 à 200 chars de combat en Arabie Saoudite, l'industriel français verrait son chiffre d'affaires pratiquement réduit de moitié en 2002. Et les 3 650 suppressions d'emploi, déjà prévues d'ici à 2002, ne s'avéreraient alors pas suffisantes. La situation pousse donc Giat Industries et Vickers à partager le coût des futurs matériels. Au-delà d'une alliance somme toute modeste - dans l'attente de nouveaux programmes européens, les premières retombées seront la modernisation des actuels chars de combat -, les deux partenaires y voient l'amorce d'une indispensable consolidation de l'industrie d'armement terrestre.

Un secteur trop atomisé

Le secteur, en effet, en pleine crise depuis le début de la décennie, reste trop atomisé en Europe pour être rentable. En Allemagne, avec Krauss-Maffei, Mak Systems, Thyssen et Mercedes, la rationalisation de l'industrie des blindés est loin d'être réalisée. En Grande-Bretagne, Vickers cohabite avec Alvis-GKN (issu de la fusion des deux sociétés). En France, Giat Industries, Renault VI et Panhard (groupe PSA) se partagent les contrats. Car, jusqu'ici, les industriels européens n'ont guère saisi l'opportunité de grands programmes - comme le projet tripartite de blindé à roues (VBCI-GTK-MRAV) pour un marché de 3 000 unités en Allemagne, France et Grande-Bretagne - pour se rapprocher. La perpective de nouvelles années de vaches maigres va désormais les y contraindre.



Deux industriels confrontés à des problèmes identiques

GIAT Industries

6,7 milliards de francs de chiffre d'affaires (1,02 milliard d'euros), dont 75 % dans les blindés.

10 700 salariés.

3,7 milliards de francs de pertes en 1997.

La restructuration prévoit la suppression de 3 650 emplois d'ici à 2002.

Vickers

9,4 milliards de francs de chiffre d'affaires (1,43 milliard d'euros), dans les blindés, les turbines et l'ingénierie navale.

5 000 salariés.

22 millions de francs de pertes opérationnelles sur six mois.

Après s'être dégagé du médical et des moteurs Cosworth, le groupe a programmé 1 130 suppressions d'emplois (dont 650 dans le militaire) et la fermeture de l'usine de Leeds.

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