Arkema débourse 52 millions d’euros supplémentaires


Le chimiste français a consenti des garanties sociales et industrielles pour céder ses activités vinyliques à Klesch.

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 Arkema débourse 52 millions d’euros supplémentaires

L’intersyndicale CGT-CFE/CGC-FO-CFD l’a indiqué jeudi 19 février. Elle a signé un relevé de conclusions prévoyant plus de 52 millions d’euros supplémentaires de garanties sociales et industrielles. "Vendeurs comme acheteurs demandaient des garanties (au financier américain), les salariés ne se voyaient garantir que le transfert des contrats de travail, ce n'était pas suffisant", a expliqué à l'AFP Jean-Marie Michelucci, coordinateur national CGT.

Le géant chimiste va vendre son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch, pour un euro symbolique. Outre les garanties annoncées hier, la transaction s’accompagnait déjà d'une avance de trésorerie de la part d'Arkema de 100 millionset de l'effacement des dettes, pour un total de 470 millions d'euros. Une subvention garantie de 20 millions d'euros alimentée par Arkema permettra notamment de subventionner les investissements stratégiques nécessaires au pôle PVC.

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Par ailleurs, Klesch s’est engagé à dupliquer les accords en vigueur pour les 1 729 salariés en France concernés par la cession jusqu'en 2019. Arkema devrait réintégrer prioritairement en interne des salariés d'Amarante, la société qui doit chapeauter les activités reprises, en cas de licenciements économiques.

"On a sécurisé 14 millions d'euros"

L’intersyndicale a éobtenu la création d'une fiducie. Cela doit permettre de transférer un bien de façon temporaire à un tiers. Dans le cas d’Arkema, cela se fera au profit des salariés en cas de restructuration chez Amarante jusqu'en 2019. Ainsi les syndicats ont "sécurisé 14 millions. Cet argent ne sera débloqué que s'il y a un vrai problème économique: il s'agit de ne pas donner de chèque en blanc à Klesch", a expliqué Jean-Marie Michelucci.

"Ce n'est pas parce qu'on prend une assurance vie qu'on souhaite mourir. On est toujours opposé au projet Klesch, qui ne nous paraît pas assez costaud", a-t-il conclu.

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