Arkema a doublé la capacité de son usine de Honfleur

Le chimiste français inaugure, le lundi 24 avril, ses deux nouveaux ateliers de production de tamis moléculaires dans son usine de Honfleur (Calvados).

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Arkema a doublé la capacité de son usine de Honfleur

Une course contre la montre... mais Arkema voit enfin la ligne d’arrivée avec l’inauguration de deux lignes de production flambant neuves dans son usine d’Honfleur (Calvados). Le numéro 1 français de la chimie a investi 57 millions d’euros pour doubler la capacité de tamis moléculaires à forte valeur ajoutée pour la séparation des aromatiques dans la pétrochimie.

"Compte tenu de notre position sur le marché des tamis moléculaires, nous étions dans l’obligation de réinvestir pour continuer à servir la vingtaine de clients que nous livrons à travers le monde", raconte Thierry Vassalo, directeur de l’activité tamis moléculaire chez Arkema. Le déclencheur du projet d’extension : une commande de 4000 tonnes pour un client qui construit une usine de paraxylène en Asie. "En 2013, nous savions que si nous ne faisions rien, nous serions dans l’incapacité d’honorer certaines commandes au 1er janvier 2017", nous explique Jean-François Euvrard, directeur du projet de l’extension de l’usine. "A partir de là, le calendrier est devenu le facteur primordial dans ce projet".

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Une construction "mille-feuilles"

Pari réussi ! Le planning a été respecté puisque le chantier pour la nouvelle ligne de production de billes aura duré an, tout juste. "Nous avons réussi à gagner six mois par rapport à un projet ordinaire", se félicite Jean-François Euvrard. Pour tenir ces délais serrés, il a fallu ruser, particulièrement dans la manière même de construire. "Habituellement, on construit d’abord le bâtiment et ensuite on installe les machines", détaille Thierry Cave, le directeur du site. A Honfleur, les équipes ont décidé de construire simultanément le contenant et le contenu. En même temps que le rez-de-chaussée du bâtiment était construit, les équipements étaient installés. Puis, l’étage supérieur et ses machines et ainsi de suite pour l’ensemble de l’édifice et ses 300 équipements. Une véritable construction en "mille-feuilles" pour laquelle chaque étape devait être minutieusement planifiée. "Dans cette configuration de chantier, il fallait que l’arrivée et la commande de chaque machine ait été bien anticipée pour qu’elles arrivent toutes au bon moment", explique Jean-François Euvrard.

5 à 6 brevets par an pour les tamis moléculaires

Et, outre le fait de livrer les clients en temps et en heure, Arkema a trouvé un autre intérêt non négligeable à respecter à la lettre le calendrier. L’enveloppe attribuée au départ au projet était de 60 millions d’euros mais la facture finale s’est finalement élevée à 57 millions d’euros, "grâce à un très bon contrôle des coûts", indique Thierry Vassalo.

Ce 24 avril 2017, une fine pellicule de poussière a déjà recouvert les machines rutilantes, comme un gage du bon fonctionnement de la nouvelle unité. Et cela devrait continuer : "on est déjà quasiment saturés pour les deux années à venir", assure le directeur de l’usine.
Les tamis moléculaires font partie du pole des produits de haute performance sur lequel le groupe assoit sa stratégie. "Nous investissons chaque année en R&D dans ce domaine, et nous déposons 5 à 6 brevets par an pour tous tamis. Nous travaillons sur un nouveau produit encore plus efficace à horizon 2018-2019, qui sera également produit à Honfleur sur cette même unité", conclut Thierry Vassalo.

Les tamis moléculaires, à quoi ça sert ?
Il s’agit d’une structure cristalline organisée avec un motif qui se répète à l’infini. Elle est produite synthétiquement dans l’usine d’Honfleur en mélangeant en bonnes proportions de l’alumine et de silicates. Cette « cage » qui se répète à l’infini va permettre de piéger sélectivement certaines molécules. Par un procédé d’échange d’ions, la taille de la cage peut être réglée pour capter plus ou moins certaines molécules. Ces tamis peuvent être utilisés notamment pour le séchage de l’eau dans le gaz naturel. Ou dans le secteur, à plus haute valeur ajoutée, de la pétrochimie pour la séparation des xylènes.

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