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L'Usine Matières premières

Arjowiggins, deux offres de reprise sur la table

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Deux propositions de reprise se font jour. L’une pour les trois usines en redressement judiciaire, l’autre pour seulement deux. Une partie des 900 emplois sera sacrifiée quoi qu’il en soit.

Arjowiggins, deux offres de reprise sur la table
Arjowiggins a été mis en redressement judiciaire après l'échec de la vente de ces activités à un groupe néerlandais, Fineska en décembre
© Guittet Pascal

Une lueur d’espoir renaît pour les trois usines d’Arjowiggins, placées en redressement judiciaire le 8 janvier dernier. Hier, selon le ministère de l’économie et des finances, des candidats à la reprise ont finalement déposé des offres auprès des administrateurs.

Ces offres concernent les deux principaux sites du groupe situés dans la Sarthe, est-il précisé : Papiers couchés, localisé à Bessé-sur-Braye (648 salariés) et Le Bourray, dont l’usine est située à Saint-Mars-La-Brière (293 salariés). Ces usines sarthoises sont spécialisées dans les papiers couchés recyclés pour l'impression et l'écriture, ainsi que des dans les papiers spécifiques, ceux des cartes à jouer notamment. Des offres ont également été formulées pour le site spécialisé dans le papier recyclé de Greenfield situé à Château-Thierry dans l’Aisne (76 salariés).

Améliorer les offres

Selon des sources locales, rapportées par France Bleu, la première offre, émanant d’un industriel britannique aux capitaux scandinaves, porte sur les trois usines mais les deux tiers seulement des effectifs seraient maintenus. La seconde, portée par des cadres du groupe, ne concernerait que l’usine de Bessé-sur-Braye et celle de Château Thierry.  Ce qui implique la fermeture de l'usine du Bourray. Selon le ministère, ces offres vont maintenant être analysées par les administrateurs judiciaires d’ici les audiences de reprise prévues devant le tribunal de commerce de Nanterre le 27 février, pour le site de papiers couchés, et le 6 mars pour les autres sites.

La réception de ces offres est une première étape quant aux possibilités de reprise des sites. "Les ministres souhaitent désormais que les négociations qui seront menées jusqu’aux audiences d’examen des offres par le tribunal permettent de consolider les offres et accroître le périmètre de sauvegarde des emplois concernés", dit le communiqué ministériel. "En lien avec les administrateurs judiciaires, l’ensemble des pouvoirs publics travaillera ainsi avec les candidats ces prochaines semaines dans cet objectif."

Contexte difficile

Arjowiggins appartient au groupe français Sequana dont Bpifrance détient 15,42 % du capital. Le dépôt de bilan des trois sites est intervenu après l’échec, fin décembre, des négociations qui étaient menées depuis six mois en vue de céder ces divisions à Fineska BV. Ces discussions ont tourné court dans "un contexte extrêmement dégradé des conditions de marché", a expliqué Sequana. L'activité papetière doit faire face à "une augmentation inédite et continue de ses coûts exogènes, en particulier de la pâte à papier qui a atteint ces derniers mois son niveau historiquement le plus élevé, dans un contexte de baisse structurelle des volumes en papiers d’impression et d’écriture."

 

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