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Quotidien des Usines

Arjowiggins a moins de 72 heures pour échapper à la liquidation

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Le suédois Lessebo ayant jeté l’éponge, les cadres réactivent en urgence un projet de reprise pour l'usine papetière de Bessé-sur-Braye (Sarthe), le plus important des trois sites d’Arjowiggins en redressement judiciaire. D’autres offres sauveraient les usines du Bourray à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe) et de Château-Thierry (Aisne).  

Arjowiggins a moins de 72 heures pour échapper à la liquidation © Guittet Pascal

Le tribunal de commerce de Nanterre reporte une nouvelle fois sa décision sur le dossier Arjowiggins. Ce jugement devrait, cette fois, intervenir le vendredi 29 mars. Ce délai fait suite à l’abandon du projet de reprise émanant du groupe suédois Lessebo, lequel envisageait de reprendre les trois sites concernés : Bessé-sur-Braye (568 salariés), Le Bourray, à Saint-Mars-la-Brière (260 salariés), dans la Sarthe, et Greenfield Château-Thierry (74 salariés), dans l’Aisne. Le Suédois proposait de reprendre environ 620 personnes dans la Sarthe et l’ensemble de ceux de l’Aisne. Mais sommé de préciser son offre, il n'a plus donné signe de vue depuis le vendredi 22 mars.

15 millions d’euros

Ces trois jours doivent donc permettre de finaliser dans l’urgence un projet de reprise mené par Jean-Christophe Mailhan, directeur de l’usine de Bessé, "sollicité par les représentants de l’État et de la Région", dit-il, en lien avec le Ciri et le cabinet Accuracy. Les cadres avaient initialement monté un projet avant de s’effacer devant Lessebo. Il s'agit de le réactiver très vite. Ce projet de la dernière chance, sur un mix produits très resserré, concernerait environ 200 personnes sur les 568 salariés. Mais les candidats à la reprise doivent trouver des partenaires financiers à parité avec les fonds publics qu’amèneraient l’État et la région. Selon Pascale Fontenel-Personne, députée LREM de la circonscription, 15 millions d’apport privés sont à mobiliser.

Une probabilité infime

"Nous multiplions les contacts avec toutes sortes d'investisseurs pour trouver les financements, que ce soit dans l'industrie papetière, auprès d'investisseurs privés ou de réseaux locaux", a écrit Jean-Christophe Mailhan aux salariés, soulignant aussi qu’il faut "rester lucides et conscients que la probabilité d'éviter la liquidation judiciaire est infime."

Deux offres subsistent pour l'usine de Greenfield et une pour celle du Bourray, près du Mans. Cette dernière émane de CGMP, une PME sarthoise dont la demande cours jusqu’au 30 mars.

 

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