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L'Usine Aéro

Aries forme et usine pour l'aéronautique

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Aries forme et usine pour l'aéronautique
L’ETI est spécialiste du formage de pièces en titane et en alliage pour le fuselage et les ailes d’avion.

« Pas un appareil des grands avionneurs ne vole sans que l’une de ses pièces soit passée par nos machines. » Éric Guyon, le PDG d’Aries Alliance, aime résumer ainsi le succès du groupe.

Avec 300 salariés, l’entreprise de Nantes (Loire-Atlantique) qui, l’été dernier, a levé 87 millions d’euros en fonds propres, s’affiche en leader mondial des techniques de formage des panneaux de fuselage et d’aile. Elle fabrique des machines et des presses hydrauliques pour la production de pièces aéronautiques en aluminium et en titane par formage, étirage ou soudage par friction.

Aries Alliance a hérité d’une longue tradition industrielle qui remonte aux Ateliers et chantiers de Bretagne (ACB), sur l’île de Nantes, passés chez Alstom avant que l’un de ses dirigeants, Philippe Guyon, le père d’Éric, ne reprenne en LMBO l’activité machines spéciales en 2000, y compris la filiale américaine Cyril Bath. Sous la houlette des Guyon père et fils, tous deux ingénieurs de Centrale Nantes, l’affaire ne fera que grandir, multipliant son chiffre d’affaires par plus de six, à 128 millions d’euros aujourd’hui. États-Unis, Chine, Russie, Japon, Chine, Europe…

Les machines Aries sont vendues à 90 % à l’export et les industriels comme Boeing, Airbus et Safran en raffolent. « Rolls-Royce compte 45 de nos machines », indique Éric Guyon. Aries Alliance consacre 10 % de son chiffre d’affaires à la R & D. Membre fondateur de l’IRT nantais Jules Verne, l’ETI est en train de nouer un partenariat avec l’université de Pékin. L’an passé, pour élargir sa palette de technologies, elle a repris la société Dufieux à Échirolles (Isère), qui fabrique des machines d’usinage de grande dimension. C’est pour ce développement et ceux à venir qu’Aries a mené sa récente et troisième levée de fonds. À cette occasion, le management, majoritaire avec 67 % du capital, a réinvesti 58,5 millions d’euros. CM-CIC a injecté 16,6 millions d’euros aux côtés de BNP Paribas (8,9 millions) et d’ACE (3 millions).

« L’opération a été réalisée dans de bonnes conditions car nous affichons un grand sérieux en matière de gestion et d’endettement. Elle va nous permettre de mener notre stratégie dans la production », précise le PDG.

Car Aries a enfourché un autre cheval de bataille. Il va s’intégrer en aval dans la fabrication de pièces, notamment en titane. « Les avionneurs sont en quête de capacités, signale Éric Guyon. Nous avons voulu tirer parti du savoir-faire accumulé dans la mise au point des machines pour produire des composants. Cela réduira aussi la cyclicité de notre activité. »

Un changement d’échelle en vue pour le groupe qui vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à 2020.

Pierre-Olivier Rouaud

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