L'Usine Aéro

Arianespace veut accélérer la cadence

, , , ,

Publié le

Deux semaines au lieu de trois entre chaque tir à Kourou : c’est l’objectif fixé par Stéphane Israël, le nouveau patron d’Arianespace. Le n°1 des lancements de satellites a un programme et un carnet de commandes bien rempli pour 2013.

Arianespace veut accélérer la cadence © Astrium

"C’est l’atout d’Arianespace de disposer maintenant de trois lanceurs, Ariane, Soyuz et Vega, ce qui permet d’assurer des missions de plus en plus complexes et hétérogènes", a déclaré Stéphane Israël. Mais utiliser les 3 lanceurs sur le centre Spatiale Guyanais n’est pas facile, et jusqu’à présent, sauf exception, trois semaines au minimum étaient nécessaires entre deux tirs. Des efforts de flexibilité devraient bientôt autoriser une augmentation des cadences.

Dix lancements sont prévus cette année en Guyane, et Arianespace a engrangé, au premier semestre, 8 nouveaux contrats de lancement de satellites. Un satellite turque, qui sera lancé en 2015 par un lanceur Vega, est venu s’ajouter à la liste ce 18 juin. Le PDG d’Arianespace, qui a pris ses fonctions il y deux mois, n’a pas semblé inquiet de la concurrence montante des lanceurs américains de SpaceX, et a insisté sur le caractère éprouvé du lanceur Ariane 5 (55 lancements réussis consécutivement), et sur la capacité de l’entrepris à respecter ses délais.

Augmentation du volume de la coiffe

Parmi les grands programmes en cours ou à venir, la constellation de satellites Galileo, pour la géolocalisation, va poursuivre ses lancements cette année. Et dès le 24 juin 2013, un Soyuz lancera les quatre premiers satellites (sur 12 prévus, fabriqués par Thales Alenia Space) de la constellation O3b, dont le but est d’apporter l’accès à internet haut débit aux zones équatoriales. 180 pays sont concernés par ce service.

Enfin, dans les perspectives à court terme d’Arianespace figure une augmentation du volume de la coiffe d’Ariane 5, pour accueillir des satellites plus encombrants, et offrir plus de souplesse aux lancements. Une adaptation qui devrait coûter seulement 30 millions d’euros, et pourrait être opérationnelle dès 2015.

Thierry Lucas

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte