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L'Usine Aéro

Arianespace en quête d'un second souffle

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Publié le

La société européenne de lancement de satellites aborde une année décisive pour son avenir.

Les entreprises citées

Confirmant son retour à l'équi-libre financier, Arianespace est pourtant à la recherche d'un second souffle. Pour la société européenne de lancement de satellites, 2005 sera une année cruciale. Elle doit marquer en février prochain la qualification en vol de son lanceur lourd Ariane 5 ECA (10 tonnes de charge utile satellisées en orbite de transfert géostationnaire), cloué au sol depuis l'échec du premier tir en décembre 2002.

Son carnet de commandes a beau afficher une quarantaine de satellites, la société n'en accuse pas moins du retard sur son business plan. Seulement trois lancements d'Ariane 5 générique (6 tonnes de charge utile) ont été effectués en 2004, au lieu des 6 à 7 tirs initialement prévus et jugés indispensables à la rentabilité de chacun des lancements. Surtout, le retour en vol d'Ariane 5 ECA - qui permet le lancement simultané de deux satellites afin d'en réduire les prix - a été plusieurs fois différé. Face à une concurrence américaine qui a marqué des points, avec près de dix lancements en 2004, et un marché qui devrait repartir compte tenu du renouvellement de plusieurs réseaux orbitaux de communication, le temps presse.

En attendant, Arianespace achève le repositionnement de son offre commerciale, déstabilisée par l'arrêt de son lanceur moyen Ariane 4 début 2003. A l'horizon 2007, la société disposera d'une famille complète de lanceurs, à l'instar de ses concurrents américains Lockheed Martin et Boeing, pour mieux coller à la segmentation de la clientèle. L'arrivée fin 2006 à Kourou de la fusée russe Soyuz - dont Arianespace assurera la commercialisation - couvrira le créneau des lanceurs moyens.

Des alliances stratégiques

En 2007, le petit lanceur Vega de l'italien ELV (d'une capacité de 1,5 tonne en orbite polaire) complétera l'offre en se spécialisant dans les satellites scientifiques et d'observation de la terre. De plus pour sécuriser ses engagements commerciaux, Arianespace a noué une alliance avec Boeing Launch Services et Mitsubishi Heavy Industries. L'accord permet à un client de l'une des trois sociétés de faire appel à l'une des deux autres, en cas de problème technique ou d'empêchement du lanceur.

Cette offensive commerciale, qui s'est traduite par 12 commandes de lancements en 2004, s'appuie également sur la rationalisation industrielle du lanceur Ariane 5. Le programme Egas (European guaranted acess to space), d'un montant de 200 millions d'euros par an, vise à améliorer la compé-titivité du lanceur européen sur un marché où le prix du lancement a été divisé par deux à 15 000 dollars le kilogramme. Parallèlement, la réorganisation industrielle de la filière, avec une maîtrise d'oeuvre unique assurée par EADS Space, a permis de tenir l'objectif d'une réduction des coûts de fabrication de 30 %.

Pour compléter le dispositif, les principaux industriels actionnaires (EADS, Snecma, Finmeccanica) viennent d'ailleurs de recapitali- ser Arianespace à hauteur de 60 millions d'euros, afin de reconstituer ses fonds propres. Une seconde opération est prévue en 2005, mais sous conditions. A cet égard, le résultat du tir de qualification d'Ariane 5 ECA sera déterminant.

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