Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine de l'Energie

Areva va investir 100 millions d’euros sur son site FBFC de Romans-sur-Isère

, , , ,

Publié le

Areva va investir près de 100 millions d’euros dans l’usine FBFC de Romans-sur-Isère (Drôme), spécialisée dans la fabrication des assemblages de combustible pour les centrales nucléaires.

Areva va investir 100 millions d’euros sur son site FBFC de Romans-sur-Isère
Un assemblage de combustible : plusieurs centaines de pastilles d'uranium enrichi de 6 grammes chacune empilées dans des tubes en zirconium de 4 mètres de long.
© Areva

Récemment mise en demeure par l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) d’améliorer ses moyens de gestion des situations d’urgence dans le cadre des actions post-Fukushima, l’usine FBFC (Franco-Belge de fabrication de combustibles) de Romans-sur-Isère (Drôme) - qui devrait être l’objet tout au long de l’année d’une surveillance renforcée et d’une inspection de revue de la part de l’ASN - va bénéficier d’une nouvelle salve d’investissements de 100 millions d’euros étalée sur les cinq prochaines années. Rappelons qu’entre 2007 et 2009, une centaine de millions d’euros a déjà été investie dans la rénovation et l’augmentation des moyens de production.

Vers une référence mondiale

Réalisés au titre du plan performance 2016 arrêté par Areva, sa maison-mère depuis septembre 2001, les travaux qui vont être entrepris sont destinés à faire de ce site créé en 1957 une référence mondiale dans son secteur d’activité qu’est la fabrication des assemblages de combustibles utilisés dans les centrales nucléaires.

L’atelier où sont traités les rebuts de production va être entièrement reconfiguré, tout comme devraient l’être les installations dédiées à la fabrication et la fourniture de combustible pour les réacteurs de recherche ainsi que pour certaines activités médicales comme notamment la scintigraphie osseuse, un marché pour lequel FBFC, via sa filiale Cerca (Compagnie pour l’étude et la réalisation de combustibles atomiques), fournit, au niveau mondial, deux-tiers des matériaux utilisés.

Globalement, le site va être l’objet d’une remise à niveau de ses installations, qu’il s’agisse des équipements de production comme ceux de sécurité. Ces derniers vont d’ailleurs être considérablement augmentés, que ce soit en termes de ressources humaines au travers le recrutement notamment de nouveaux ingénieurs comme de matériels avec la construction d’un nouveau PC dédié à la gestion de crises.

Haut niveau de sécurité

Deux gros arrêts de maintenance sont également programmés dans les mois à venir, avec un objectif : fiabiliser l’outil de production pour être en mesure de faire face à l’augmentation de la demande attendue dans les années à venir tout en maintenant un très haut niveau de sûreté.

Car si en 2013, FBFC a produit près de 700 tonnes d’assemblages de combustible pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 millions d’euros, elle espère bien monter à 800 voire à 900 tonnes à brève échéance même si, pour l’heure, le contrat avec EDF (qui représente 70 % de l’activité) n’a toujours pas été re-signé...

Renouvellement d'effectif à venir

Dans ces conditions, l’export (un tiers du chiffre d'affaires) représente un relais de croissance non négligeable pour FBFC, d’ailleurs retenue pour fournir en combustible les EPR chinois ainsi que les centrales belges et sud-africaines. Autre chantier d’envergure que la FBFC va devoir gérer : le renouvellement et donc le maintien de ses compétences humaines puisque dans les années à venir, près de la moitié du personnel va être en position de faire valoir ses droits à la retraite soit près de 500 personnes sur un effectif global de 900 (dont 150 à Pierrelatte).

Celui qui sera amené à piloter ces différents dossiers n’est plus Didier Rocrelle, qui a été muté au Niger où Areva exploite des mines d’uranium après avoir dirigé le site pendant trois ans, mais Arnaud Capdepon. Directeur adjoint chargé de l’exploitation depuis un an et demi, ce breton d’origine, centralien de formation, a officiellement pris ses fonctions de directeur en mars 2014. Il était auparavant en poste à Marcoule près avoir débuté sa carrière sur le site de la Hague.

Frédéric Rolland

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle