Areva s'associe à Technip pour doubler sa production d'uranium

Le groupe nucléaire et la société d'ingénierie énergétique créent une joint-venture, chargée de lancer l'exploitation d'uranium sur une dizaine de nouveaux gisements.

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Areva s'associe à Technip pour doubler sa production d'uranium
Un investissement de plus de trois milliards d'euros. Voilà l'ampleur du projet qu'Areva et Technip vont mener pour mettre en exploitation quelque dix nouveaux gisements miniers, pour la plupart en Afrique. Objectif ? Doubler d'ici cinq ans la capacité de production d'uranium du champion français du nucléaire.

Pour cela, Technip et SGN, filiale d'Areva spécialisée dans le cycle du combustible nucléaire, ont formé une joint-venture baptisée TSU Project. Cette dernière s'appuiera sur les ressources du centre opérationnel parisien de Technip, expert français de l'ingénierie, de la construction et des services dans le domaine de l'énergie (en particulier le pétrole et le gaz), qui dispose de 23 000 personnes sur les cinq continents. Celui-ci ne précise pas quel bénéfice il compte extraire de ce partenariat.

Areva sécurise ses programmes miniers

De son côté, Areva, qui a produit 6000 tonnes d'uranium en 2007, se félicite de « sécuriser le développement de ses programmes miniers ». Il pourra profiter de l'accélération de la demande du combustible nucléaire, en vogue face à l'inflation des hydrocarbures. Pour accroître sa production d'uranium de 700 tonnes par an, le groupe français, ancré dans le trio de tête des fournisseurs mondiaux, a acquis l'année passée, pour environ 2 milliards d'euros, le Canadien UraMin, propriétaire de mines en Namibie, en Centrafrique et en Afrique du Sud.

Areva, qui dispose de 83 sites de production dans une quarantaine de pays, a également souligné son intention « d'accélérer la réalisation des projets d'Imouraren au Niger et de Trekkopje en Namibie ». Début janvier, l'entreprise, dirigée par Anne Lauvergeon, a renouvelé ses accords avec le Niger pour les deux prochaines années. Elle avait alors insisté sur le potentiel du gisement d'Imouraren qui placerait le Niger au deuxième rang mondial, avec une production de 5 000 tonnes d'uranium par an.

Matthieu Maury

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