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L'Usine de l'Energie

Areva réfléchirait à filialiser certaines de ses activités à l'international pour y faire entrer EDF

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Publié le , mis à jour le 06/02/2015 À 09H45

Selon une source au fait du dossier,  Areva envisage de filialiser ses activités liées aux nouveaux projets de centrales nucléaires à l'international ainsi qu'au traitement des combustibles usés afin d'y faire entrer EDF, d ans le cadre de son futur plan stratégique . 

Areva réfléchirait à filialiser certaines de ses activités à l'international pour y faire entrer EDF © DR

Dans le cadre de son futur plan stratégique, Areva envisage de filialiser ses activités liées aux nouveaux projets de centrales nucléaires à l'international ainsi qu'au traitement des combustibles usés afin d'y faire entrer EDF, a déclaré à Reuters une source au fait du dossier.

"C'est une piste de réflexion mais ça devrait être un sujet majeur du plan" qui sera annoncé le 4 mars, a déclaré cette source. "L'idée qui est en train de s'imposer, c'est que l'avenir d'Areva est étroitement lié à celui d'EDF." Au-delà de la relation avec l'électricien public, le plan prévoirait plus globalement "une filialisation de certaines activités avec l'entrée de nouveaux investisseurs dans des coentreprises, Areva devenant une holding gérant ces sociétés avec ses partenaires", a déclaré la même source.

resserrement des liens entre les deux groupes

Areva, EDF et l'Agence de participations de l'Etat n'ont pas souhaité commenter ces informations. Le projet avec EDF aurait pour avantage de faire entrer des capitaux chez Areva dans une période difficile et lui permettrait de partager les risques et les investissements avec son plus grand client, qui représentait 30% de ses ventes en 2013. Le resserrement des liens entre les deux groupes s'est déjà traduit par l'entrée au conseil d'administration d'EDF du nouveau président d'Areva, Philippe Varin, fin 2014.

Le nouveau PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, a en outre récemment souligné la nécessité pour son groupe de s'organiser rapidement avec Areva afin de saisir les opportunités de développement sur le marché chinois. Le gouvernement français avait en outre autorisé fin 2011 la filialisation de l'activité minière d'Areva, qui suscitait alors l'intérêt d'EDF et d'investisseurs étrangers comme le Qatar, mais le groupe nucléaire est depuis resté seul propriétaire du pôle.

PEU DE MARGES DE MANŒUVRE POUR DES CESSIONS

En proie à des marchés en berne, dans les services aux centrales existantes comme dans les projets de nouveaux réacteurs, Areva a annoncé lundi qu'il prévoyait de passer de nouvelles charges et dépréciations d'actifs dans ses comptes annuels, qui seront publiés le 4 mars prochain et seront donc marqués par une lourde perte.

Egalement confronté aux retards et surcoûts du chantier du réacteur EPR finlandais et au glissement du calendrier de redémarrage des centrales nucléaires au Japon, le groupe doit présenter le même jour de nouvelles mesures d'économie ainsi qu'une révision de ses perspectives stratégiques et de son plan de financement à moyen terme.

un programme d'économies d'un milliard d'euros

Il avait déjà annoncé à l'automne son intention de réduire ses investissements et de céder au moins 450 millions d'euros d'actifs, ainsi qu'une suspension de ses objectifs financiers pour 2015 et 2016 qui a conduit dans la foulée Standard & Poor's à abaisser les notes de sa dette. "Areva n'a pas vraiment de marge de manœuvre pour ce qui est des cessions d'actifs", relève un banquier d'affaires parisien, pour qui le groupe pourrait "ouvrir le capital de certaines de ses activités pour faire entrer des partenaires mais tout en restant majoritaire pour garder le contrôle".

La source au fait du dossier a en outre confirmé des informations de presse selon lesquelles la société prévoit de lancer un programme d'économies d'un milliard d'euros sur trois ans, un chiffre qui doit néanmoins être affiné."Le programme passera majoritairement par une réduction des frais de personnel et inclura des économies d'achats et une baisse des investissements."

surcoûts de l'EPR finlandais d'OL3

Areva, dont l'Etat français contrôle directement ou indirectement près de 87% du capital, comptait près de 45 000 salariés à fin 2013, dont 65% en France. Le directeur général Philippe Knoche a clairement indiqué fin 2014 que le groupe, qui vient de recruter un nouveau directeur des ressources humaines, devrait réduire ses effectifs en France.

Alors que les difficultés de la société posent la question de son éventuelle recapitalisation, un analyste parisien estime en outre qu'Areva aura du mal à attirer de nouveaux investisseurs tant qu'il n'en aura pas terminé avec les retards et surcoûts de l'EPR finlandais d'OL3, pour lequel une procédure d'arbitrage est en cours.

Avec Reuters

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2 commentaires

Nom profil

11/02/2015 - 15h15 -

@gofast
Vos dizaines de milliards n'ont absolument aucun intérêt si ils ne sont pas comparés aux coûts des autres modes de production d'électricité. Vous parlez de dizaines de milliards d'euros, mais ces milliards concernent des décennies d'un moyen de production représentant presque 80% de l'électricité française. Au final on se retrouve à quelques milliards d'euros par an pour presque la totalité de notre consommation électrique. Qui plus est ces milliards sont en grande majorité dépensé auprès d'entreprises françaises... C'est tout de suite plus acceptable.

Par ailleurs, le projet de construction de 1200 éoliennes offshore assurant 6 000 MW en crète est chiffré à 20 milliards d’euros et produira en moyenne sur l'année la puissance d'EPR. Et le tout devra être démantelé au bout de 20 ans (c'est le REX sur l'éolien, contre 60 ans pour un EPR). Sans compter que pour contrer la variabilité de production de l'éolien il faut aussi avoir des centrales à côte : nucléaire, gaz, pétrole, charbon,... et donc des coûts supplémentaires. Le renouvelable aujourd'hui est hors de prix, tout simplement. D'ailleurs, si les coûts de l'électricité explosent en France, c'est à cause des énergies renouvelables (ça s'appelle la Contribution au Service Public de l'Electricité, heureusement qu'on a encore le nucléaire pour maintenir les coûts acceptables...
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Nom profil

06/02/2015 - 09h46 -

bonjour
Le nucléaire c'est pas cher !
Il y a 10 ans AREVA engloutissait 2,5 milliards dans des mines fictives et maintenant qu'on frise le dépôt de bilan, on refile la note à EDF ! Yessss !
Avant la fusion d'un réacteur, le nucléaire est déjà une catastrophe en France !
Alors après la vraie cata qui nous pend au nez, je vous explique pas la facture !
Et je ne vous parle pas du grand carénage (55 Md), du démantèlement (plus tard !)ni du stockage des déchets ! Totalement irresponsable !
Et on s'obstine dans cette filière mortifère !
Nous sommes de grands malades ! Et une bonne partie de cette belle énergie sert à fabriquer toutes sortes d'armes dont nous inondons la planète !
Le bruit court qu'on a enfin réussi à fourguer quelques rafales: vous savez à qui? A l'Egypte ! Bravo !
Des sous marins au Pakistan ! Encore bravo !
Des bateaux aux russes ! ET à la Corée du nord, on vend quoi ?
Vous savez le montant des exports d'armes françaises en 2013: à la louche 6,5 milliards d'euros ! Vous vous rappelez de l'amende que vient de se prendre la BNP aux states ? Quasi 9 milliards de $ ! qui au taux actuel nous font 7,7 milliards d'euros ! Sans blague ? !!!
On vit une époque formidable !

Bienvenue en enfer !
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