Areva offre 35 millions d’euros au Niger

C’est pour compenser le manque à gagner induit par le retard pris dans le chantier de la mine d’uranium géante d’Imouraren que le nucléariste français va verser 35 millions d’euros au Niger.

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Areva offre 35 millions d’euros au Niger

"Le gisement d'Imouraren constitue la réserve d'uranium connue la plus importante de toute l'Afrique et la deuxième au monde derrière celle d’Olympic Dam, en Australie. A l’heure où la relance du nucléaire est annoncée dans de nombreux pays, il s’agit d’une opération d’envergure pour le groupe et le Niger", expliquait Areva sur son site internet lors de la prolongation du partenariat qui unit le groupe au Niger, le lundi 5 janvier 2009.

Mais le projet a pris du retard. Une année compensée par Areva à hauteur de 35 millions d’euros versés au Niger sur 3 ans. Il s’agit là de compenser le "manque à gagner généré par le report de l'exploitation d'Imouraren".

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"Areva s'engage à soutenir financièrement l'Etat du Niger en mettant à sa disposition 35 millions d'euros, soit 23 milliards de FCFA", a affirmé Hassoumi Massaoudou, le directeur de cabinet du président nigérien, le dimanche 13 janvier. "Cet effort exceptionnel, puisque c'est un cadeau, fera l'objet d'un protocole d'accord spécifique entre le ministère nigerien des Finances et Areva", a-t-il indiqué.

L'exploitation de cette mine était initialement prévue en 2012, puis a finalement été repoussée à 2014. Mais lors des discussions de Paris, "Areva s'est engagé à débuter l'exploitation mi-2015", a assuré M. Massaoudou. Ce retard serait essentiellement dû à l'enlèvement en 2010 de travailleurs français d'Areva à Arlit (nord nigérien), a détaillé Hassoumi Massaoudou.

Fin octobre, le Niger avait réclamé des retombées plus importantes pour ce partenariat "très déséquilibré" avec la compagnie française. Une problématique qui devra être abordée plus largement selon Hassoumi Massaoudou. "Toutes les Conventions minières dont celle Imouraren" seront "renégociées en 2013" et des "négociations politiques" sont programmées "sur la question de l'uranium" avec la France.

Astrid Gouzik

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