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Areva intéressé par l’offshore d’Alstom et attentif sur les turbines nucléaires

Ludovic Dupin , , , ,

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Luc Oursel, le patron d’Areva, souhaite avoir un accès sûr aux turbines nucléaire d’Alstom dans l’avenir et regardera de près un rapprochement des activités éolien offshore, le cas échéant.

Areva intéressé par l’offshore d’Alstom et attentif sur les turbines nucléaires © REA

Interrogé, ce mardi 20 mai, par la commission d’enquête parlementaire sur le nucléaire, Luc Oursel, le Président du directoire du président d’Areva, a tracé à grand trait un état des lieux des grands dossiers qui touchent la santé du fleuron nucléaire français. Le grand patron s’est entre autres arrêté sur l'hypothèse du rachat d’une partie d’Alstom par Siemens ou GE.

 

Retrouvez notre dossier "L'avenir d'Alstom se joue entre General Electric et Siemens"

 

Après avoir précisé que "les relations entre Alstom et les repreneurs sont pilotés par l’Etat français", Luc Oursel affirme avoir fait part de certaines préoccupations au gouvernement. "Deux sujets nous paraissent importants", affirme le grand patron. Le premier est l’activité nucléaire, bien sûr. "Sur les six EPR en construction ou prévus, Alstom fournit cinq turbines", rappelle Luc Oursel. Seul l’EPR d’Olkiluoto en Finlande a reçu une turbine de Siemens ; lors de la signature de ce contrat en 2004, le français et l’allemand étaient partenaires dans le cadre d’Areva NP. "Il est essentiel que nous continuions à travailler avec cette turbine qui est appréciée de nos clients", précise-t-il.   

Une concession des reprenneurs

Le second sujet est bien sûr les activités éoliennes offshores d’Alstom. Sans rentrer dans les détails, Luc Oursel lance : "si des opportunité apparaissent, nous serions prêts à examiner une opération d’ensemble". Alstom et Areva ont développé deux belles activités éoliennes en mer et se sont, entre autres, affrontés sur le territoire français. Tandis que les aérogénérateurs d’Alstom (associé à EDF) ont majoritairement remporté le premier appel d’offres au large des côtes françaises en 2012, c’est Areva (allié à GDF Suez) qui a raflé le second en 2014.

Sur ces deux dossiers, Siemens se disait prêt à laisser les activités nucléaire et éolienne partir chez une entreprise française. De son côté le gouvernement étudie de près l’hypothèse de rapprocher les activités éoliennes offshore d’Alstom de l’activité d’Areva.

Ludovic Dupin

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