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L'Usine de l'Energie

Areva fait le bilan de 2011

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Un peu moins d’un mois après la présentation du plan stratégique d’Areva, le numéro deux du groupe, Philippe Knoche, estime que 2011 et la catastrophe de Fukushima n’ont pas annoncé la fin du nucléaire.

Areva fait le bilan de 2011 © D.R.

Dans un entretien au Journal de Saône et Loire, le numéro deux d’Areva défend le plan stratégique Action 2016 présenté mi-décembre. Ce plan comprend notamment la diminution des investissements du groupe et le gel des embauches dans les fonctions non industrielles du groupe.

Pour Philippe Knoche, ce plan se fonde sur la confiance d’Areva en l’avenir du nucléaire. "Il vise à conforter le leadership du groupe sur ce marché et à en faire un acteur de référence dans les énergies renouvelables, en lui donnant les moyens d’y parvenir", assure-t-il.

Selon lui, les décisions de l’Allemagne et de la Suisse de sortir du nucléaire sont très progressives. Il souligne par exemple que la Suisse restera avec du nucléaire jusqu’en 2032. Il ne renie pas qu’il faut prendre le temps pour tirer les leçons de Fukushima, mais il faut aussi selon lui améliorer la performance d’Areva.

Notamment en misant sur les énergies renouvelables. "Nous voulons devenir un acteur de référence de l’éolien offshore en Europe, dont nous prévoyons de tripler les livraisons en 2012 et du solaire à concentration thermique en Asie et au Moyen-Orient", explique-t-il. Notamment aussi en améliorant la sûreté des centrales nucléaires, d’après lui.

Revenant sur les conséquences sociales du plan, le numéro deux du groupe nucléaire rappelle que le gel des recrutements ne concerne que des fonctions supports, très minoritaires sur les sites industriels. Et de souligner que "certains départs à la retraite ne seront pas remplacés mais sur les sites bourguignons, comme sur les autres sites français, il est clair qu’il n’y aura pas de plan de suppression d’emplois ni de plan de départs volontaires".

A quelques mois de l’élection présidentielle, il appelle à poursuivre le grand débat sur la politique énergétique en France, qu’il juge passionnant. "L’opinion publique perçoit bien toute l’importance de l’indépendance énergétique et de disposer d’une énergie à prix abordable. Mais est-ce que les électeurs choisissent leur candidat en fonction de sa position sur le nucléaire ? Je ne crois pas", reconnaît-t-il.

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