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L'Usine de l'Energie

Areva et le nucléaire français refont surface en Turquie

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

La Turquie va acheter quatre réacteurs franco-japonais Atmea. Le premier contrat de nouvelle construction post-Fukushima tombe dans l’escarcelle d’Areva.

Areva et le nucléaire français refont surface en Turquie © Areva

La France du nucléaire se réjouit. Ce vendredi 3 mai, la Turquie signe avec le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, un accord ouvrant une période de négociations exclusives pour la construction de la deuxième centrale nucléaire de Turquie. La place de la France dans tout ça ? Elle est majeure, car il s’agit, in fine, de vendre quatre réacteurs Atmea, développés par Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et le français Areva. Ce "petit EPR" de 1150 MW est un réacteur de troisième génération. Areva sera le principal fournisseur d’équipements de la centrale. Si le français reste en retrait sur la signature par rapport à son partenaire MHI, c’est à cause de raisons géopolitiques : les relations franco-turques ne sont pas au beau fixe.

Ce contrat de 15 milliards d’euros, dont les détails finaux vont encore demander plusieurs années de travail, est très symbolique. Il est le premier signé depuis le gel du marché nucléaire des nouvelles constructions après l’accident de Fukushima en 2011. Le fait qu’il tombe dans l’escarcelle d’Areva permet au français d’effacer en partie les difficultés qu’éprouve l’ingénieriste avec son EPR, censément son produit phare. Alors que 4 exemplaires sont en construction (2 en Chine, 1 en France, 1 en Finlande) avec plus ou moins de succès, ce mastodonte de 1 600 MW s’est fait écarter de plusieurs appels d’offres, en particulier en Finlande et en République Tchèque. L’Inde et la Chine sont censées passer commande de 4 exemplaires, mais les contrats tardent à se finaliser.

GDF Suez, opérateur en Turquie

L’Atmea pourrait être le sauveur d’Areva. L’activité des constructions neuves ne représente qu’une part minoritaire du chiffre d’affaires du groupe. Mais elle est très représentative de la santé de la société et de la filière nucléaire tricolore en général. Or la dernière vente d’un réacteur remonte à 2007. A bien des égards, ces grands chantiers sont des vitrines qui offrent ensuite les portes de contrats rémunérateurs de maintenance, de fourniture de combustibles et de traitement des déchets. L’Atmea est déjà bien positionné sur d’autres appels d’offres en Thaïlande, en Jordanie et en Argentine.

Un autre français se réjouit de ce contrat. C’est GDF Suez. Le premier énergéticien mondial avait envisagé de construire et opérer un réacteur Atmea en vallée du Rhône. Mais la société n’avait pas reçu l’aval du gouvernement Fillon. Ce jeudi 2 avril, à l’occasion d’une audition pour le débat national sur la transition énergétique, le PDG Gérard Mestrallet a évoqué l’opportunité de bientôt être acteur nucléaire en Turquie. En effet, c’est l’industriel franco-belge qui pourrait être aux manettes de cette centrale d’environ 5 000 MW, dont la construction débutera en 2017 pour une mise en service en 2023.

Ludovic Dupin

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1 commentaire

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05/05/2013 - 17h55 -

Beaucoup d'approximations
1) aucun contrat n'a été signé, il s'agit d'un accord inter gouvernemental Turc / Japon
2) AREVA n'est pas actuellement directement dans le coup, les japonais sont à la manoeuvre
3) Ce réacteur est développé et commercialisé exclusivement par ATMEA
4) AREVA sera l'un des fournisseurs s'il y a contrat
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