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Quotidien des Usines

Areva envisage de supprimer un millier de postes sur les sites du Tricastin à Pierrelatte et de Lyon

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Publié le

Rhône-Alpes va payer un lourd tribut au plan de sauvegarde de l’emploi d’Areva. Près d’un millier de postes vont être supprimés sur les sites du Tricastin à Pierrelatte (Drôme) et de Lyon (Rhône).


Centrale nucléaire du Tricastin

Les sites d’Areva en Rhône-Alpes sont fortement touchés par le plan de sauvegarde de l’emploi présenté par le groupe après la perte de 4,8 milliards d’euros enregistrée sur le dernier exercice. D’ici 2017, 150 postes seront supprimés dans la division réacteur d’Areva NP basée à Lyon (Rhône), principalement dans les fonctions transverses (services généraux, achats, communication) mais également dans l’ingénierie.

Par suite du redéploiement de 90 postes dans d’autres sites, les effectifs lyonnais devraient diminuer globalement d’une soixantaine de postes. 1 180 personnes en contrat à durée indéterminée sont aujourd’hui rattachées au site de Lyon. Vingt autres postes seront relocalisés à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), où sont regroupées des équipes qui interviennent chez les clients comme EDF.

450 emplois vont disparaître au Tricastin d'ici 2018

Si les chiffres que vient de présenter la direction du groupe aux comités centraux de ses six filiales concernées sont maintenus, 450 des quelque 2 900 emplois actuels auront été supprimés au Tricastin à Pierrelatte (Drôme), d’ici 2018, dont 280 liés à des activités industrielles et 40 à des fonctions supports. Le site Areva du Tricastin, qui est implanté sur près de 650 hectares à cheval sur les deux départements de la Drôme et du Vaucluse, fêtera, en 2018, le 60ème anniversaire de sa création.

Areva envisage également de transférer une soixantaine de postes affectés à un atelier mécanique à Pierrelatte, dans le sud de la Drôme, à Romans-sur-Isère (Drôme) où seront supprimés par ailleurs cinquante-quatre postes sur un effectif de 700 personnes. Ce projet s’inscrit dans une logique de rationalisation industrielle et vise à recentrer l’ensemble des activités liées à la fabrication de combustible, sur un même site, dans un même département. Les sites de Jarrie (Isère) et d’Ugine (Savoie) sont également affectés par la suppression d’une dizaine de postes.

Du fait de la pyramide des âges dans le groupe et d’un nombre important de salariés âgés de plus de 59 ans susceptibles de partir en retraite, une grande partie des suppressions de postes pourrait résulter de départs volontaires, selon la direction du groupe. Le nombre de suppressions de postes a déjà été ramené à 2 600 après les centaines de départs enregistrés depuis le début de l’année sur un effectif total de 18 000 salariés.

Areva compte également poursuivre sa politique de rationalisation des achats en les limitant au strict nécessaire mais aussi en poursuivant la globalisation des contrats à l’échelle de la plateforme. Ces efforts seraient partagés avec les entreprises partenaires au fur et à mesure des renégociations de contrats de sous-traitance pour leur donner de la visibilité.

Vincent Charbonnier, à Lyon, et Frédéric Rolland, à Valence

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