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L'Usine Energie

Areva : EDF et Engie dévoilent leur jeu

Ludovic Dupin , , , ,

Publié le

EDF propose de reprendre Areva NP pour près de 2 milliards d’euros. Une offre qui ne prend pas en compte le cas de l’EPR en construction à Olkiluoto pour lequel l’électricien ne veut pas porter de risque financier. De son côté, Engie veut créer un partenariat avec Areva sur les activités de maintenance nucléaire hors d’Europe.

Areva : EDF et Engie dévoilent leur jeu © Capture vidéo Areva

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Le week-end prolongé du 23 au 26 mai 2015 n’aura pas été de tout repos pour la famille nucléaire française. A la veille de la Pentecôte, comme attendu, EDF a remis à Areva son offre de rachat d’une partie de ses activités. Cette démarche n’était pas nécessairement dans les plans d’EDF et a été faite sur "sollicitation du gouvernement", explique  le PDG de l’électricien Jean-Bernard-Lévy.

EDF propose de racheter Areva NP, la branche d’Areva spécialiste de la conception en charge de la construction, de la fabrication et de la maintenance des réacteurs nucléaires. Elle compte environ 15 000 personnes pour 40 % du chiffre d’affaires (8 336 millions d’euros en 2014). Areva NP intégrerait une filiale qu’EDF détiendrait majoritairement. Reste une incertitude autour du cas du réacteur EPR d’Olkiluoto pour lequel Areva a déjà passé plusieurs milliards d’euros de provisions, en raison d’un retard de neuf ans sur la mise en service. EDF ne souhaite pas se mettre en danger avec ce chantier ; l’Etat pourrait donc apporter sa garantie.

Encore quatre milliards d’euros à trouver

Le plus important reste le prix, Areva ayant besoin de fonds après sa perte de 4,9 milliards d’euros en 2014. EDF propose un peu plus de 2 milliards d’euros pour Areva NP, moins que ce qu’espérait le fournisseur nucléaire. Selon les Echos, Areva aurait besoin de près de sept milliards d’euros pour être remis à flot. En comptant le milliard d’euros d’économies sur les frais de fonctionnement, resterait encore quatre milliards d’euros à trouver. Il pourrait provenir d’une recapitalisation de l’Etat français ou de prises de participations d’acteurs étrangers. Ces derniers pourraient être des électriciens chinois et des fonds souverains du Moyen-Orient, comme celui du Qatar qui avait fait montre d’un fort intérêt lors de l’augmentation de capital -loupée- en 2009.

Dans le même temps, Gérard Mestrallet, le président d’Engie (ex-GDF Suez) a précisé ses ambitions au sujet d’Areva. Le grand patron affirme être intéressé par la mise en place d’un partenariat en matière de maintenance nucléaire hors de France. Cependant, "Il ne s'agirait en aucun cas d'une prise de participation directe dans Areva, option qu'Engie a toujours clairement écartée", explique le grand patron dans une déclaration à l’AFP.

La prochaine étape sera le 3 juin prochain date à laquelle une réunion aura lieu à l’Elysée avec EDF et Areva. Cette rencontre permettra d’ajuster l’offre d’EDF mais ne marquera pas la fin de l’histoire puisque plusieurs semaines de négociations sont à prévoir. Le Premier Ministre Manuel Valls assure cependant qu’une décision sera prise avant l’été.

Ludovic Dupin

 

 

 

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