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L'Usine de l'Energie

Areva, de la croissance à la rentabilité

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Six mois après son arrivée à la tête d’Areva, Luc Oursel présente une nouvelle feuille de route pour Areva, en déficit. Cette nouvelle stratégie prudente tranche avec l’espoir d’une renaissance du nucléaire avant l’accident de Fukushima.

Areva, de la croissance à la rentabilité © D.R.

C’est un grand tournant que va signer ce lundi 12 décembre le groupe Areva. Dans la journée, le conseil de surveillance se réunira pour valider le plan stratégique du groupe… une vaste rénovation financière et industrielle rendue officiellement publique le lendemain. Une démarche nécessaire avec l’arrivée d’une nouvelle équipe de direction, mais aussi à cause d’un environnement extrêmement complexe pour la société.

D’une part, après 10 ans d’existence, le groupe, fruit de la fusion de Framatome et Cogema, devrait enregistrer sa première perte nette en 2011. "Des pertes vraisemblablement importantes" a précisé ce dimanche, le ministre de l’industrie Eric Besson.

Une des causes serait une provision de 1 milliard d’euros à cause de dépréciation d’actifs. Ce sont en particulier les actifs miniers qui souffrent, à l’exemple d’Uramin acheté une fortune en 2007 (1,8 milliard d’euros) et qui ne vaut presque plus rien aujourd’hui. Une si mauvaise affaire que le groupe devrait se doter d’un comité spécial chargé de faire toute la lumière sur cette acquisition, à en croire Eric Besson. Cette provision s’ajoute aux 2,6 milliards d’euros qui ont déjà été provisionnés pour couvrir les retards dans le chantier de l’EPR finlandais qui affiche 4 ans de retard.

Investissements réduits

D’autre part, le contexte post-Fukushima est très difficile pour le groupe. La vente de combustible, véritable rente pour le groupe (40 % du chiffre d’affaires dans l’amont), est en chute. Avec seulement 8 réacteurs en fonctionnement sur les 54 que compte l’archipel japonais, le groupe français peine à écouler sa marchandise. D’ailleurs, le champion français a dû mettre à l’arrêt deux usines Comurhex en France, dans l’Aube et la Drôme, jusqu’à la fin de l’année. Leur plan de charge pourrait être affecté encore en 2012 et en 2013. 

Pour compenser ce creux de l’activité nucléaire, le groupe va initier un grand plan de réduction de ses coûts de fonctionnement de 750 millions d’euros à l’horizon 2015. Le groupe devrait supprimer 2 700 à 2 900 postes, principalement en Allemagne. Par ailleurs, sur cette même période, les investissements vont passer de 12 à 7 milliards d’euros. Des incertitudes en la matière portent  notamment pour la construction de l’usine d’enrichissement  d’uranium à Eagle Rock aux Etats-Unis, prévue pour être mise en fonctionnement en 2014.

Areva peut un peu se consoler en ayant engranger les semaines passées trois beaux contrats. Le premier, auprès d’EDF, pour rénover les systèmes de contrôle-commandes des sécateurs 1 300 MW du parc français (600 millions d’euros). Le deuxième, en Allemagne pour fournir 120 éoliennes (1,2 milliards d’euros). Le troisième, en Chine auprès de JNPC, pour fournir le système de contrôle-commande de deux réacteurs VVER russe. Quant aux commandes de réacteurs, il faudra encore attendre un à deux ans pour voir de nouvelles affaires se conclure.

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