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L'Usine de l'Energie

Areva dans le bourbier de l'EPR finlandais

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Un nouveau retard pour la mise en service de l’EPR d’Olkiluoto en Finlande complexifie encore la tâche d’Areva SA, la nouvelle entité dédiée principalement à la fin du chantier.

Areva dans le bourbier de l'EPR finlandais
Initialement prévue pour 2009, la mise en service de l’EPR finlandais a été reportée à 2019.
© D.R.

A ce rythme-là, l’EPR de Flamanville (Manche) va être mis en service avant celui d’Olkiluoto en Finlande. Le 9 octobre, le consortium Areva-Siemens a informé l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oyj (TVO) qu’il reculait encore la connexion au réseau du réacteur à mai 2019. Il était initialement prévu pour 2009 ! Et l’avant-dernier report fixait l’issue de la période de test à fin 2018. Après dix ans de dépassement et 5 milliards d’euros de surcoût, le consortium Areva-Siemens et l’électricien finlandais TVO s’accusent mutuellement du retard. Le premier réclame 3,5 milliards d’euros d’indemnités à TVO, qui le poursuit pour 2,6 milliards.

Et l’affaire est plutôt mal engagée pour Areva-Siemens. Fin 2016, TVO a bénéficié d’un arbitrage partiel de la Chambre de commerce internationale en sa faveur et d’un autre en juillet 2017. Les décisions finales sont attendues pour début 2018. S’il est confirmé en défaveur d’Areva, les 2 milliards d’euros d’augmentation du capital d’Areva SA dans le cadre du plan de sauvetage pourraient ne pas suffire. Avant même l’annonce du cinquième report, fin septembre, l’agence de notation financière S & P Global Ratings abaissait la note d’Areva à B -, jugeant que le groupe faisait face à un « risque accru » dans l’arbitrage en cours. « Areva n’avait plafonné ni limité dans le temps les indemnités de retard, rappelle Nicolas Goldberg, un expert énergie de Colombus Consulting. Et les retards sont à 100 % imputables à Areva. » De fait, Areva n’aurait livré que la moitié des plans trois ans après le début du chantier en 2005 !

Développé à partir de 1990 et commercialisé depuis 2000, l’EPR n’avait jamais été construit. Anne Lauvergeon voulait une tête de série au plus vite pour le réacteur français. En 2005, elle a décidé d’aller sans EDF en Finlande. Or, Areva n’avait jamais géré un tel chantier et le contrat de 3 milliards d’euros prévoyait un délai de réalisation exagérément bref, selon les spécialistes. TVO, qui craint qu’Areva SA, dont l’effectif n’est pas encore connu, ne dispose pas de toutes les ressources nécessaires pour assurer la fin du chantier, a déposé un recours auprès de la Commission européenne. Cette dernière a néanmoins autorisé le plan de sauvetage sans condition en mai dernier. 

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