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L'Usine Santé

ARD fait évoluer son business model dans la bioéconomie

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Société de recherche & développement implantée dans la Marne depuis 1989, ARD, spécialisée dans le raffinage du végétal, les biotechnologies industrielles et la chimie verte, élargit son champ d’action. L’inauguration de ses nouveaux locaux, à Pomacle (Marne), le 28 mai, a été l’occasion de faire le point sur l’évolution de son business model. Un tremplin pour les start-up.

ARD fait évoluer son business model dans la bioéconomie © Fotolia

Figurant parmi les précurseurs de la R&D dans le domaine de la bioéconomie en Champagne-Ardenne, ARD vient de déménager de quelques centaines de mètres. La société occupe un tout nouveau bâtiment bâti au cœur même du site de Pomacle-Bazancourt, près de Reims (Marne), un des fleurons de la bioraffinerie en Europe. Les nouveaux locaux, inaugurés le 28 mai, illustrent la volonté de ses actionnaires, à commencer par les acteurs coopératifs régionaux que sont Vivescia Industries et Cristal Union, de donner une nouvelle envergure à cette société fondée en 1989. Elle fait aujourd’hui évoluer son business model en s’appuyant sur l’expertise acquise en près d’un quart de siècle au service de la valorisation des agroressources via le fractionnement et le raffinage du végétal.

Un investissement de 10 millions d'euros

"Nous étions un peu à l’étroit sur notre précédent site. Nous disposons désormais de 2 700 mètres carrés de bureaux et de laboratoires, de 1 800 mètres carrés de halle technologique, mitoyens du pilote industriel Biodémo. Nous couvrons ainsi tout le spectre, de la paillasse de labo au démonstrateur industriel", indique Yvon Le Hénaff, directeur général d’ARD.

Dix millions d’euros ont été investis dans cette opération : 7,5 millions d'euros pour l’immobilier, confié au cabinet rémois Pingat Architectes & Ingénieurs, le reste servant à l’acquisition de nouveaux équipements. On peut citer des chambres chaudes pour la microbiologie, des appareils analytiques complémentaires en chromatographie en phase gazeuse et liquide haute pression, des ultrafiltres pour équipements pilotes, etc.

Un outil de démonstration industrielle en chimie a été complètement remis à neuf. "En outre, nous disposons maintenant d’un laboratoire normes alimentaires qui nous permet de formuler et déguster des ingrédients alimentaires et d’un laboratoire de fermentation conçu pour traiter des micro-organismes de classe 2, comme des levures génétiquement modifiées non pathogènes, ce qui nécessite un confinement supplémentaire", précise Yvon Le Hénaff, à la tête d’une équipe de 80 personnes générant un chiffre d’affaires situé entre 12 et 13 millions d'euros.

Plate-forme d’innovation ouverte

ARD a deux activités principales reconnues en France et à l’international. La première est la mise au point de procédés du stade laboratoire au stade démonstrateur industriel dans les domaines du raffinage du végétal, des biotechnologies industrielles et de la chimie verte.

"Nous réalisons prestations pour le compte de sociétés industrielles ou de start-up. Parmi les plus connues, nous pouvons mentionner BioAmber (production d'acide succinique d'origine végétale), Amyris (jet-fuel), Global Bioénergies (isobutène biosourcé). Avec d’autres sociétés que je ne peux nommer pour des raisons de confidentialité, elles bénéficient des savoir-faire que nous avons développés et, avec notre accompagnement, peuvent accélérer les processus de mise sur marché de leurs produits, tout en optimisant les coûts et investissements", détaille le directeur général.

La deuxième activité d’ARD consiste dans la valorisation de ses propres sujets de recherche par la création de filiales destinées à mettre sur marché et industrialiser de nouveaux produits. Ce fut brillamment le cas avec Soliance (ingrédients actifs pour la cosmétique), société cédée il y a un an au groupe suisse Givaudan, numéro un mondial de l’industrie des arômes et parfums. C’est le cas aujourd’hui de Wheatoleo (ingrédients détergents et émulsionnants), détenue à 100 % par ARD. Sa nouvelle pépite ?

Officiellement reconnue en 2009 comme "plate-forme d’innovation ouverte" par le ministère de l’industrie, ARD est aussi devenu "un passeur d’échelon" sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level) qui sert à mesurer la maturité technologique d’un projet. "La valeur ajoutée d’ARD se situe dans sa capacité à faire évoluer un projet entre les niveaux 5 et 8 de cette échelle, de la preuve de concept laboratoire aux procédés et produits validés dans des conditions industrielles", note Yvon Le Hénaff, plus que jamais décidé à faire d’ARD un tremplin pour start-up avec une gamme élargie de prestations.

ARD compte parmi les piliers fondateurs du pôle de compétitivité à vocation mondiale IAR (Industries et Agro-Ressources) et fait partie du cercle de base ayant donné naissance à l’association européenne BIC (Bio-Based Industries Consortium).

Philippe Schilde

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